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Assurance de prêt immobilier maladies hépatiques

Andréa SALLOIS
Assurance de prêt immobilier maladies hépatiques

✍ Les points à retenir

  • Les maladies hépatiques regroupent des pathologies très hétérogènes dont les implications assurantielles varient considérablement selon la nature précise et le stade évolutif de l'affection.
  • L'hépatite C guérie par les antiviraux à action directe avec réponse virologique soutenue confirmée est progressivement mieux acceptée par les assureurs spécialisés.
  • Le foie étant un organe vital, les assureurs évaluent principalement les marqueurs biologiques de fonction hépatique et le stade de fibrose documenté par FibroScan.
  • Une cirrhose compensée de classe Child-Pugh A avec surveillance oncologique semestrielle normale peut être acceptée avec surprime importante et exclusions ciblées.
  • La qualité du dossier médical hépatologique transmis incluant bilans récents et lettre de synthèse de l'hépatologue améliore significativement les conditions proposées.

Assurance de prêt immobilier et maladies hépatiques : l'essentiel à retenir

Les maladies hépatiques constituent un groupe hétérogène de pathologies du foie dont les implications sur la souscription d'une assurance de prêt immobilier varient considérablement selon la nature précise de l'affection, son stade évolutif et la qualité de la prise en charge thérapeutique. De la stéatose hépatique simple à la cirrhose décompensée, en passant par les hépatites virales chroniques et la cholangite biliaire primitive, chaque pathologie hépatique présente un profil de risque actuariel distinct que les assureurs évaluent individuellement lors de l'instruction des dossiers de souscription.

Pour tout emprunteur concerné par une pathologie du foie, l'accès à une assurance emprunteur adaptée est possible mais nécessite une compréhension précise des mécanismes d'évaluation des assureurs et une préparation rigoureuse du dossier médical. Les avancées thérapeutiques majeures réalisées dans le domaine de l'hépatologie, notamment la guérison virologique de l'hépatite C par les antiviraux à action directe et le contrôle de l'hépatite B par les antiviraux nucléotidiques, ont conduit les assureurs les plus spécialisés à faire évoluer progressivement leurs grilles d'évaluation pour mieux refléter le pronostic réel de ces pathologies.

La connaissance des dispositifs légaux disponibles, comme la loi Lemoine et la Convention AERAS, combinée à une stratégie de souscription bien préparée, permet à la grande majorité des emprunteurs présentant une pathologie hépatique de concrétiser leur projet immobilier dans des conditions acceptables.

Comprendre les troubles hépatiques et leur impact sur l'assurance emprunteur

Les troubles hépatiques regroupent un ensemble de pathologies affectant le foie à des degrés divers, dont la compréhension précise est indispensable pour anticiper l'évaluation que réalisera le médecin-conseil lors de la souscription d'une assurance de prêt immobilier.

La diversité des pathologies hépatiques et leur classification assurantielle

Les maladies hépatiques se distinguent par leur mécanisme, leur évolution et leur pronostic, ce qui conduit les assureurs à les évaluer différemment. On distingue principalement les hépatites virales chroniques B et C, dont le pronostic a été transformé par les traitements antiviraux modernes, les hépatopathies alcooliques allant de la stéatose simple à la cirrhose alcoolique sévère, la stéatohépatite non alcoolique liée aux facteurs métaboliques, les pathologies auto-immunes comme la cholangite biliaire primitive ou la cholangite sclérosante primitive, les hépatopathies génétiques comme l'hémochromatose ou la maladie de Wilson, et les cirrhoses toutes causes confondues représentant le stade évolutif le plus avancé. Pour chacune de ces entités, le niveau de risque actuariel évalué par les assureurs dépend du stade évolutif et de la qualité de la prise en charge.

Le spectre des atteintes hépatiques du plus bénin au plus sévère

L'évaluation assurantielle des maladies hépatiques suit une graduation du risque qui reflète la sévérité de l'atteinte hépatique :

  • les stéatoses hépatiques simples sans inflammation ni fibrose, souvent bien tolérées et réversibles avec la correction des facteurs de risque métaboliques associés
  • les hépatites virales chroniques actives sous traitement antiviral efficace, avec charge virale indétectable ou éradication virologique confirmée
  • les hépatopathies chroniques avec fibrose légère à modérée (F1-F2), nécessitant un suivi régulier mais sans retentissement fonctionnel majeur
  • les hépatopathies chroniques avec fibrose sévère ou cirrhose compensée (F3-F4), nécessitant une surveillance intensifiée et une prise en charge spécialisée
  • les cirrhoses décompensées avec complications comme l'hypertension portale, l'ascite ou l'encéphalopathie hépatique, constituant les profils les plus restrictifs en souscription

L'impact fonctionnel des pathologies hépatiques sur la capacité de travail

Au-delà du risque vital, les assureurs évaluent l'impact fonctionnel des maladies hépatiques sur la capacité de travail de l'emprunteur. La fatigue chronique, les troubles cognitifs liés à une encéphalopathie hépatique subclinique, les complications hémorragiques liées à une hypertension portale ou les effets secondaires de certains traitements peuvent affecter la capacité professionnelle et conduire à des restrictions sur les garanties incapacité du contrat. La nature de l'activité professionnelle exercée par l'emprunteur est également examinée en lien avec la pathologie hépatique, certaines professions étant plus exposées aux conséquences fonctionnelles de ces pathologies que d'autres.

Pourquoi les pathologies du foie sont-elles analysées par le médecin-conseil ?

Les pathologies hépatiques font partie des affections les plus attentivement examinées par les médecins-conseils des assureurs emprunteurs, en raison de leur lien direct avec la morbi-mortalité à long terme et leur impact potentiel sur les garanties du contrat.

Le foie comme organe vital aux implications actuarielles majeures

Le foie est un organe vital dont la défaillance progressive ou aiguë engage directement le pronostic vital. Pour un assureur emprunteur, les pathologies hépatiques évolutives représentent un risque actuariel significatif sur la durée d'un prêt immobilier de vingt à vingt-cinq ans. La cirrhose hépatique, en particulier, est associée à une mortalité significative liée aux complications comme le cancer hépatocellulaire, les hémorragies digestives par rupture de varices oesophagiennes et l'insuffisance hépatocellulaire. Ces risques sont quantifiés par les médecins-conseils à partir des données biologiques et d'imagerie transmises dans le questionnaire de santé, pour estimer la probabilité de survenance d'un sinistre sur la durée du prêt.

Les facteurs biologiques et d'imagerie scrutés par le médecin-conseil

Le médecin-conseil d'un assureur examine avec précision plusieurs paramètres biologiques et morphologiques pour évaluer le niveau de risque présenté par une pathologie hépatique. Les marqueurs biologiques de la fonction hépatique comme les transaminases, la bilirubine, le taux de prothrombine, l'albumine sérique et les gamma-GT sont analysés en parallèle des marqueurs de fibrose comme le score FIB-4, le test FibroScan ou les résultats des biopsies hépatiques. Pour les hépatites virales, la charge virale, le génotype viral et la réponse au traitement antiviral sont des paramètres déterminants. La présence d'une cirrhose est évaluée par les signes d'hypertension portale à l'imagerie et les scores de gravité comme le score Child-Pugh ou le score MELD.

Le risque oncologique hépatique comme facteur aggravant

Le risque de développement d'un carcinome hépatocellulaire, principale complication oncologique des hépatopathies chroniques évoluées, est un facteur actuariel que les médecins-conseils intègrent systématiquement dans leur évaluation des cirrhoses et des hépatites chroniques à un stade avancé de fibrose. La qualité de la surveillance semestrielle par échographie hépatique et dosage de l'alpha-foetoprotéine, recommandée pour ces patients, constitue un élément que le médecin-conseil prend en compte positivement lorsqu'elle est régulière et documentée. L'absence de toute surveillance oncologique peut en revanche constituer un facteur d'incertitude pénalisant dans l'évaluation du dossier.

Le questionnaire de santé pour les emprunteurs concernés par les troubles hépatiques

La déclaration d'une maladie hépatique dans le questionnaire de santé est une étape fondamentale du processus de souscription d'une assurance emprunteur. Sa complétion requiert précision, bonne foi et préparation médicale rigoureuse.

L'obligation de déclaration et ses conditions légales

Tout emprunteur soumis à un questionnaire de santé est légalement tenu de répondre avec exactitude et bonne foi à l'ensemble des questions posées. Une pathologie hépatique diagnostiquée et suivie médicalement doit être déclarée sans exception, quelle que soit son ancienneté ou le niveau de contrôle thérapeutique obtenu. Toute omission peut constituer une fausse déclaration susceptible d'entraîner la nullité du contrat et le refus de prise en charge en cas de sinistre. La loi Lemoine a néanmoins introduit une dispense de questionnaire médical pour les prêts dont le montant assuré par tête ne dépasse pas un certain plafond légalement défini, permettant dans ce cas une souscription aux conditions standard sans déclaration des antécédents médicaux.

Les informations médicales essentielles à renseigner

Pour une pathologie hépatique, les éléments à déclarer avec précision comprennent la nature exacte de la pathologie hépatique diagnostiquée, la date du diagnostic initial, le stade de fibrose hépatique documenté par les examens disponibles (biopsie, FibroScan, tests sanguins de fibrose), les traitements reçus et en cours, les résultats des bilans biologiques hépatiques récents, la charge virale pour les hépatites virales et la qualité de la réponse au traitement antiviral, les éventuelles complications documentées et les résultats de la surveillance oncologique si indiquée. La précision et l'exhaustivité de ces informations conditionne directement la qualité de l'évaluation réalisée par le médecin-conseil.

Les documents médicaux indispensables pour optimiser le dossier

Un dossier médical hépatologique complet et bien préparé améliore significativement les conditions de souscription obtenues auprès des assureurs. Les pièces les plus importantes à rassembler comprennent :

  • les bilans biologiques hépatiques récents incluant les transaminases, la bilirubine, le TP, l'albumine, les gamma-GT et les marqueurs de fibrose sanguins
  • les résultats du FibroScan ou de la biopsie hépatique précisant le stade de fibrose
  • les résultats de PCR virale récente pour les hépatites B et C confirmant la charge virale indétectable ou l'éradication virologique
  • les comptes rendus d'imagerie hépatique récente (échographie ou IRM) attestant de l'absence de lésion focale
  • les comptes rendus de consultations hépato-gastroentérologiques récents documentant le suivi et l'évolution de la pathologie
  • une lettre de synthèse du médecin référent précisant l'état actuel de la maladie et les perspectives évolutives

Quelles garanties d'assurance (DC, PTIA, ITT) en cas de maladie hépatique ?

Pour un emprunteur présentant une pathologie hépatique, chaque garantie du contrat d'assurance emprunteur fait l'objet d'une analyse spécifique dont les résultats varient considérablement selon la nature et la sévérité de l'affection hépatique déclarée.

La garantie décès et la PTIA face aux pathologies hépatiques

La garantie décès est la plus directement impactée par les pathologies hépatiques évolutives, en raison de leur lien avec la mortalité à long terme. Pour les hépatites virales éradiquées ou bien contrôlées, cette garantie peut être accordée avec une surprime modérée reflétant le risque résiduel. Pour les cirrhoses compensées, les conditions dépendent du score Child-Pugh et de la qualité de la surveillance oncologique. La perte totale et irréversible d'autonomie peut faire l'objet de restrictions en présence de complications hépatiques sévères comme une encéphalopathie hépatique chronique ou des séquelles neurologiques d'une décompensation majeure.

La garantie ITT et son exposition aux complications hépatiques

La garantie incapacité temporaire totale de travail est exposée aux restrictions pour les pathologies hépatiques chroniques susceptibles de générer des arrêts de travail répétés ou prolongés. La fatigue chronique invalidante, les hospitalisations liées aux complications hépatiques et les effets secondaires des traitements antiviraux peuvent conduire à des exclusions ou des surprimes sur cette garantie. Pour les hépatopathies légères à modérées bien contrôlées, cette garantie est généralement accordée avec une exclusion ciblée sur les affections hépatiques ou avec une surprime selon les pratiques de l'assureur concerné.

Tableau comparatif des garanties selon le profil médical

Profil médicalGarantie DCGarantie PTIAGarantie ITTPoints de vigilance
Hépatite C guérie, réponse virologique soutenue confirmée Accordée avec surprime légère possible Accordée aux conditions standard Accordée aux conditions standard PCR VHC négative récente et bilan hépatique normal indispensables
Hépatite B chronique, charge virale indétectable sous traitement Accordée avec surprime modérée Accordée avec exclusion possible Exclusion hépatique ou surprime selon assureur Stade de fibrose et surveillance hépatique régulière déterminants
Stéatohépatite non alcoolique, fibrose légère (F1-F2) sous contrôle Accordée avec surprime légère Accordée aux conditions standard Accordée avec possible exclusion hépatique Contrôle des facteurs métaboliques associés essentiel
Cirrhose compensée, Child-Pugh A, surveillance oncologique normale Surprime modérée à importante Exclusion partielle possible Exclusion hépatique fréquente Score Child-Pugh, MELD et surveillance semestrielle obligatoires
Cirrhose décompensée ou carcinome hépatocellulaire Refus fréquent en souscription standard Refus Refus Convention AERAS et alternatives à envisager

Quelles sont les décisions possibles de l'assureur (accord, surprime ou ajournement) ?

La décision de l'assureur face à un dossier de maladie hépatique peut prendre plusieurs formes selon la sévérité du profil médical présenté et la qualité du dossier transmis.

L'acceptation avec surprime pour les profils hépatiques favorables

Pour les emprunteurs présentant une hépatite virale guérie ou bien contrôlée, une stéatose hépatique simple ou une hépatopathie légère à modérée avec fibrose limitée et bilans hépatiques récents rassurants, les assureurs spécialisés peuvent proposer une acceptation avec surprime modérée. Cette majoration tarifaire reflète le risque résiduel évalué par le médecin-conseil et peut être accompagnée d'exclusions ciblées sur les affections hépatiques pour certaines garanties. La qualité et l'exhaustivité du dossier médical présenté influencent directement le niveau de surprime proposé, un dossier complet permettant au médecin-conseil de calibrer sa proposition avec précision.

L'ajournement pour les situations médicales en cours d'évolution

Un ajournement de souscription peut être recommandé par l'assureur dans plusieurs situations spécifiques. Si un traitement antiviral vient d'être initié et que la réponse virologique n'est pas encore confirmée, l'assureur peut recommander d'attendre l'éradication virologique documentée avant d'instruire définitivement le dossier. Si un bilan de fibrose complémentaire est en attente, ou si une surveillance oncologique récente est manquante, l'ajournement permet d'attendre la disponibilité de tous les éléments nécessaires à une évaluation complète. Cet ajournement n'est pas un refus et ne préjuge pas des conditions qui seront proposées une fois le bilan médical complet.

Le refus de couverture et les alternatives disponibles

Pour les cirrhoses décompensées, les carcinomes hépatocellulaires actifs ou les pathologies hépatiques très évoluées, un refus de couverture en souscription standard peut être opposé par les assureurs. Ce refus n'est pas définitif et plusieurs alternatives permettent de poursuivre le projet immobilier. La Convention AERAS constitue le premier recours à activer, imposant un examen structuré en plusieurs niveaux. La garantie hypothécaire sur le bien financé, le cautionnement bancaire et la modulation des quotités avec un co-emprunteur ne présentant pas de risque médical aggravé constituent des solutions complémentaires à envisager en collaboration avec l'établissement prêteur.

Loi Lemoine et Convention AERAS : vos solutions pour assurer votre crédit

Les emprunteurs présentant des maladies hépatiques disposent de plusieurs dispositifs légaux et conventionnels permettant de faciliter leur accès à l'assurance de prêt immobilier dans des conditions adaptées à leur profil médical spécifique.

La loi Lemoine et ses apports pour les emprunteurs atteints de pathologies hépatiques

La loi Lemoine a introduit plusieurs avancées significatives pour les emprunteurs présentant des pathologies chroniques comme les maladies hépatiques. La suppression du questionnaire médical pour les prêts dont le montant assuré par tête ne dépasse pas un certain plafond légalement défini permet à certains emprunteurs de souscrire aux conditions standard sans déclaration de leur pathologie hépatique. Le droit à la résiliation à tout moment et sans frais permet de changer d'assureur dès que des conditions plus favorables deviennent accessibles, notamment après l'obtention d'une réponse virologique soutenue ou l'amélioration documentée du profil hépatique. Le renforcement du droit à l'oubli pour les cancers traités peut également bénéficier aux emprunteurs ayant présenté et traité avec succès un carcinome hépatocellulaire selon les conditions de la grille de référence en vigueur.

La Convention AERAS pour les dossiers hépatiques complexes

La Convention AERAS constitue un recours structuré et encadré pour les emprunteurs dont le dossier hépatique a fait l'objet d'un refus en souscription standard. Elle impose aux assureurs et banques signataires d'examiner tout dossier selon une procédure en trois niveaux successifs, le troisième niveau faisant intervenir un pool de réassureurs spécialisés capables d'instruire des dossiers médicaux complexes. Un mécanisme d'écrêtement des surprimes pour les emprunteurs aux revenus modestes est prévu, permettant de limiter le surcoût assuranciel pour les patients hépatiques dont les ressources financières sont contraintes.

La délégation d'assurance pour accéder aux offres les plus adaptées

La délégation d'assurance permet à tout emprunteur de choisir librement son assureur en dehors de la banque prêteuse, sous réserve d'équivalence des garanties. Pour les emprunteurs présentant des maladies hépatiques, ce droit est essentiel car il ouvre l'accès à des assureurs spécialisés dans les pathologies hépatiques dont les grilles de souscription intègrent les données actuarielles les plus récentes sur le pronostic de ces pathologies. Ces acteurs spécialisés peuvent proposer des conditions nettement plus favorables pour les profils hépatiques bien contrôlés que les contrats groupe bancaires standardisés.

BoursedesCrédits, spécialiste des services financiers pour les particuliers

BoursedesCrédits accompagne les emprunteurs présentant des maladies hépatiques à chaque étape de leur démarche de souscription d'assurance de prêt immobilier, en apportant une expertise spécifique sur les pathologies hépatiques et leur évaluation par les assureurs emprunteurs.

Une expertise reconnue sur les pathologies hépatiques complexes

Les maladies hépatiques génèrent des pratiques de souscription très différentes selon les assureurs, en fonction de la nature précise de la pathologie, du stade de fibrose et de la qualité de la réponse thérapeutique obtenue. BoursedesCrédits dispose d'une connaissance opérationnelle des pratiques des différents acteurs du marché pour ces profils médicaux complexes, permettant d'orienter chaque dossier vers les compagnies dont les grilles d'évaluation sont les mieux adaptées au profil hépatique spécifique présenté, en évitant les refus inutiles qui peuvent fragiliser un dossier pour les démarches ultérieures.

Un accompagnement structuré de la préparation du dossier à la validation bancaire

L'accompagnement de BoursedesCrédits couvre l'intégralité du processus de souscription pour les emprunteurs présentant des pathologies hépatiques. La préparation du dossier hépatologique est une étape particulièrement soignée, car un dossier bien documenté avec les bilans récents, le FibroScan et la lettre de synthèse de l'hépatologue améliore significativement la qualité des propositions reçues. Une fois les offres obtenues, une analyse comparative approfondie des offres disponibles portant sur les taux, les exclusions et les définitions de garanties permet d'identifier la proposition la mieux adaptée aux besoins de protection et aux objectifs financiers de l'emprunteur.

Une coordination efficace pour finaliser le projet immobilier

BoursedesCrédits assure la coordination entre l'emprunteur, l'assureur retenu et l'établissement prêteur pour garantir que le contrat sélectionné satisfait aux exigences d'équivalence de garanties fixées par la banque. Cette coordination est particulièrement précieuse pour les profils hépatiques dont les contrats comportent des exclusions spécifiques nécessitant une vérification d'équivalence approfondie, permettant de finaliser le montage du financement dans les meilleurs délais sans que la complexité du dossier médical hépatique ne compromette la réalisation du projet immobilier.

FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance de prêt et les maladies du foie

Une maladie hépatique empêche-t-elle d'obtenir une assurance emprunteur ?

Non, une maladie hépatique n'empêche pas systématiquement d'obtenir une assurance de prêt immobilier. Les conditions d'accès dépendent de la nature précise de la pathologie, de son stade évolutif et de la qualité de la prise en charge thérapeutique. Les hépatites virales guéries ou bien contrôlées, les stéatoses hépatiques simples et les hépatopathies légères à modérées sont généralement acceptées par les assureurs spécialisés. Ce sont les cirrhoses décompensées et les carcinomes hépatocellulaires actifs qui peuvent conduire à des refus en souscription standard, avec recours possible à la Convention AERAS.

L'hépatite C guérie par les antiviraux modernes est-elle encore pénalisante pour l'assurance emprunteur ?

La guérison virologique de l'hépatite C, confirmée par une réponse virologique soutenue avec PCR négative à douze semaines après la fin du traitement, a considérablement amélioré les conditions de souscription proposées par les assureurs spécialisés. Une hépatite C guérie avec bilan hépatique normalisé et absence de fibrose significative peut permettre une souscription aux conditions standard ou avec une surprime légère. Le stade de fibrose au moment de la guérison virologique reste un paramètre important qui influence les conditions proposées.

Comment la cirrhose compensée est-elle évaluée par les assureurs ?

Une cirrhose compensée de classe Child-Pugh A, avec des bilans hépatiques stables, une surveillance oncologique semestrielle normale et en l'absence de complications comme l'ascite ou les varices oesophagiennes hémorragiques, peut être acceptée par certains assureurs spécialisés avec une surprime importante et des exclusions de garantie ciblées sur les affections hépatiques. Le score MELD, le score Child-Pugh et la qualité de la surveillance oncologique sont les éléments les plus déterminants de l'évaluation pour ce profil.

Faut-il déclarer une stéatose hépatique simple dans le questionnaire de santé ?

Une stéatose hépatique simple non évoluée, sans inflammation ni fibrose documentée, n'est généralement pas visée par les questions des questionnaires de santé des assureurs emprunteurs lorsqu'elle n'a pas conduit à des consultations spécialisées ni à un traitement au long cours. En revanche, une stéatohépatite non alcoolique avec fibrose documentée constitue une pathologie hépatique chronique qui doit être déclarée. La dispense de questionnaire de la loi Lemoine peut s'appliquer selon le montant assuré du prêt.

La Convention AERAS peut-elle vraiment aider en cas de refus lié à une pathologie hépatique sévère ?

Oui, la Convention AERAS peut permettre à des emprunteurs présentant des pathologies hépatiques sévères d'obtenir une couverture que le circuit standard n'aurait pas été en mesure de proposer. Sa procédure en trois niveaux impose un examen approfondi incluant l'intervention de réassureurs spécialisés au troisième niveau. Elle ne garantit pas une acceptation dans tous les cas mais impose un examen structuré qui peut déboucher sur des propositions inaccessibles par les circuits standards.

L'hémochromatose génétique bien traitée est-elle évaluée comme une pathologie hépatique à risque élevé ?

L'hémochromatose génétique diagnostiquée et traitée précocement par saignées régulières, avant l'installation d'une fibrose hépatique significative, est généralement bien acceptée par les assureurs spécialisés. Le stade de fibrose hépatique au moment du diagnostic et la qualité de la normalisation du stock en fer documentée par les bilans biologiques récents sont les paramètres les plus déterminants de l'évaluation. Une hémochromatose diagnostiquée avec cirrhose déjà installée fait l'objet d'une évaluation plus restrictive liée au stade de la pathologie hépatique.

Est-il possible de renégocier son assurance emprunteur si la maladie hépatique s'améliore après le traitement ?

Oui, le droit à la résiliation à tout moment introduit par la loi Lemoine permet de changer d'assureur sans frais ni pénalité à n'importe quel moment du remboursement. Si la maladie hépatique s'est améliorée depuis la souscription initiale, notamment après l'obtention d'une réponse virologique soutenue pour une hépatite virale ou la régression documentée de la fibrose pour une stéatohépatite, il est possible de solliciter de nouvelles propositions susceptibles d'aboutir à des conditions plus favorables. Un dossier médical actualisé démontrant l'amélioration du profil hépatique est l'argument le plus efficace pour appuyer cette démarche de renégociation.

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