Sommaire

Économisez jusqu'à 30 000 €

Je fais un devis gratuit

Assurance de prêt immobilier infarctus du myocarde

Andréa SALLOIS
Assurance de prêt immobilier infarctus du myocarde

✍ Les points à retenir

  • La fraction d'éjection ventriculaire gauche est le paramètre cardiologique central dans l'évaluation assurantielle post-infarctus, déterminant directement le niveau de surprime et les exclusions de garanties.
  • Un délai d'attente de six mois à un an post-infarctus permet d'obtenir des examens cardiologiques de surveillance documentant la stabilisation de la FEVG et l'absence d'ischémie résiduelle.
  • Les garanties d'incapacité temporaire et d'invalidité permanente font l'objet d'exclusions ciblées portant sur les complications coronariennes directes comme la récidive d'infarctus ou l'insuffisance cardiaque décompensée.
  • La variabilité des grilles d'évaluation entre assureurs rend indispensable la sollicitation simultanée de plusieurs établissements spécialisés en risques cardiovasculaires via la délégation d'assurance.
  • L'amélioration progressive de la FEVG documentée par des examens successifs ou le sevrage tabagique définitif constituent des éléments valorisants permettant une renégociation en cours de prêt.

Généralités sur l'assurance de prêt immobilier et le risque aggravé

L'assurance de prêt immobilier est un contrat souscrit en parallèle d'un crédit immobilier pour garantir le remboursement des mensualités ou du capital restant dû en cas de sinistre affectant l'emprunteur. Bien qu'elle ne soit pas légalement obligatoire, aucun établissement bancaire n'accorde un crédit immobilier sans exiger cette couverture. Pour les emprunteurs présentant un profil médical complexe comme un antécédent d'infarctus du myocarde, la compréhension des mécanismes d'évaluation du risque aggravé est indispensable pour aborder les démarches avec méthode et efficacité.

Le mécanisme d'évaluation du risque aggravé de santé

Lorsqu'un emprunteur présente des antécédents médicaux susceptibles d'augmenter statistiquement le risque de sinistre - décès prématuré, invalidité ou incapacité de travail - les assureurs le classent en risque aggravé de santé. Cette qualification repose sur une analyse médicale conduite par un médecin-conseil qui examine les informations déclarées dans le questionnaire de santé et les éventuels examens complémentaires demandés. Pour un infarctus du myocarde, ce risque aggravé est systématiquement reconnu en raison de la surmortalité cardiovasculaire statistiquement associée à cet antécédent. Le niveau de risque aggravé varie cependant considérablement selon le profil médical précis de l'emprunteur, justifiant une évaluation individualisée.

Les conséquences pratiques de la qualification en risque aggravé

La qualification en risque aggravé peut se traduire par plusieurs types de décisions de la part de l'assureur : une acceptation avec surprime, qui majore le coût de l'assurance au-delà du tarif standard ; des exclusions de garanties, qui excluent certains sinistres directement liés à la pathologie déclarée ; un ajournement temporaire, qui reporte la décision d'assurance dans l'attente d'une stabilisation médicale documentée ; ou, dans les situations les plus complexes, un refus d'assurance au premier niveau d'instruction qui déclenche l'application des mécanismes de la Convention AERAS. Ces décisions ne sont jamais définitives et des recours existent à chaque étape du parcours.

Les garanties concernées et leur importance relative

L'assurance de prêt immobilier repose sur plusieurs garanties dont l'importance varie selon le profil de l'emprunteur. La garantie décès (DC) est universellement exigée par les établissements prêteurs. La garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) est généralement couplée à la garantie décès. Les garanties d'Incapacité Temporaire Totale (ITT), d'Invalidité Permanente Totale (IPT) et Partielle (IPP) protègent contre les arrêts de travail prolongés et les états d'invalidité permanente. Pour un emprunteur ayant subi un infarctus du myocarde, chacune de ces garanties est évaluée individuellement selon le profil cardiologique résiduel, et les conditions obtenues peuvent varier significativement d'un assureur à l'autre.

Comprendre l'infarctus du myocarde : causes et symptômes

Comprendre la nature médicale de l'infarctus du myocarde et ses mécanismes permet d'anticiper les questions du médecin-conseil et de préparer un dossier médical précis et valorisant pour la démarche d'assurance de prêt.

Les mécanismes physiopathologiques de l'infarctus

L'infarctus du myocarde résulte d'une occlusion brutale et complète d'une artère coronaire, entraînant une ischémie puis une nécrose irréversible du territoire myocardique irrigué par ce vaisseau. Dans la grande majorité des cas, cette occlusion est provoquée par la rupture d'une plaque d'athérome instable avec formation d'un thrombus occlusif sur cette rupture. La plaque d'athérome, constituée de dépôts lipidiques et inflammatoires au sein de la paroi artérielle coronarienne, se développe progressivement sous l'influence de facteurs de risque cardiovasculaires multiples. L'étendue de la nécrose myocardique, exprimée par la perte de fraction d'éjection ventriculaire gauche, est le paramètre pronostique central analysé par les assureurs lors de l'évaluation du risque résiduel.

Les causes et les facteurs de risque cardiovasculaires

L'infarctus du myocarde résulte d'une accumulation de facteurs de risque cardiovasculaires modifiables et non modifiables dont le contrôle post-infarctus est un paramètre important dans l'évaluation assurantielle :

  • Les facteurs de risque modifiables : tabagisme actif ou sevré, hypertension artérielle, diabète de type 2, dyslipidémie (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie), obésité abdominale, sédentarité et stress chronique.
  • Les facteurs de risque non modifiables : âge (homme de plus de 50 ans, femme de plus de 60 ans), sexe masculin, antécédents familiaux de maladie coronarienne précoce (avant 55 ans chez le père ou un frère, avant 65 ans chez la mère ou une soeur).
  • Les facteurs de risque émergents : syndrome d'apnées obstructives du sommeil, maladie rénale chronique, maladies inflammatoires chroniques.

Les signes cliniques et les traitements de revascularisation

L'infarctus du myocarde se manifeste typiquement par une douleur thoracique intense, constrictive, irradiant vers le bras gauche, la mâchoire ou le dos, souvent accompagnée de sueurs, de nausées et d'une dyspnée. La prise en charge en urgence repose sur la revascularisation coronarienne la plus rapide possible : l'angioplastie primaire avec pose de stent coronarien est le traitement de référence, permettant de limiter l'étendue de la nécrose myocardique lorsqu'elle est réalisée précocement. La chirurgie de pontages aortocoronaires est réservée aux atteintes coronariennes pluritronculaires diffuses non accessibles à l'angioplastie. Ces modalités thérapeutiques et leur efficacité documentée sont des éléments que le médecin-conseil de l'assureur analyse avec attention lors de l'instruction du dossier.

Pourquoi l'infarctus influence-t-il votre assurance emprunteur ?

La qualification de l'infarctus du myocarde comme facteur de risque aggravé par les assureurs repose sur une logique actuarielle précise, fondée sur les données épidémiologiques disponibles concernant le pronostic cardiovasculaire après cet événement.

Une surmortalité cardiovasculaire statistiquement documentée

Les données épidémiologiques établissent clairement que les survivants d'un infarctus du myocarde présentent une surmortalité cardiovasculaire par rapport à la population générale, principalement liée au risque de récidive d'infarctus, d'insuffisance cardiaque progressive et de mort subite par trouble du rythme ventriculaire grave. Cette surmortalité, bien qu'en diminution constante grâce aux progrès de la cardiologie interventionnelle et des traitements médicamenteux, reste statistiquement significative sur la durée d'un prêt immobilier de quinze à vingt-cinq ans. C'est cette surmortalité résiduelle qui justifie les surprimes appliquées sur la garantie décès dans les contrats d'assurance emprunteur.

Un risque d'invalidité et d'incapacité professionnelle potentiel

Au-delà du risque de mortalité, l'infarctus du myocarde peut conduire à des séquelles fonctionnelles cardiaques qui affectent la capacité professionnelle de l'emprunteur. Une dysfonction ventriculaire gauche post-infarctus (fraction d'éjection abaissée) peut évoluer vers une insuffisance cardiaque chronique limitant les capacités à l'effort et compromettant l'aptitude au travail. Des troubles du rythme cardiaques post-infarctus peuvent nécessiter l'implantation d'un défibrillateur automatique et restreindre certaines activités professionnelles. Ces risques d'incapacité et d'invalidité sont intégrés dans les modèles d'évaluation actuarielle des assureurs, conduisant à des conditions spécifiques selon le profil cardiologique résiduel.

Le rôle déterminant de la fraction d'éjection ventriculaire gauche

La fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG), mesurée par échocardiographie, est le paramètre cardiologique central dans l'évaluation du risque post-infarctus par les assureurs. Une FEVG normale ou subnormale (supérieure à 50%) témoigne d'une bonne récupération myocardique post-infarctus et est associée à un pronostic cardiovasculaire favorable. Une FEVG modérément altérée (entre 35 et 50%) ou sévèrement abaissée (inférieure à 35%) témoigne d'une séquelle myocardique significative, associée à un risque d'insuffisance cardiaque et de mort subite significativement plus élevé. Ce paramètre unique peut conditionner à lui seul le niveau de surprime, l'existence d'exclusions de garanties ou la décision d'ajournement de la part des assureurs.

Comment déclarer un infarctus dans le questionnaire de santé ?

La déclaration d'un infarctus du myocarde dans le questionnaire de santé est une étape incontournable qui doit être abordée avec précision et sincérité absolue. La qualité de cette déclaration conditionne la validité du contrat et la pertinence de l'évaluation médicale.

L'obligation légale de sincérité et ses implications contractuelles

Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle concernant un infarctus du myocarde peut entraîner la nullité du contrat et priver l'emprunteur ou ses proches de toute indemnisation en cas de sinistre cardiaque. Un antécédent d'infarctus, avec le suivi cardiologique régulier et les traitements médicamenteux prescrits à vie qu'il implique, doit impérativement être déclaré. Les mécanismes de vérification médicale lors d'un sinistre - accès aux antécédents médicaux, aux ordonnances, aux comptes-rendus hospitaliers - permettraient systématiquement de détecter une omission intentionnelle aux conséquences contractuelles graves pour les proches de l'emprunteur.

Les informations médicales essentielles à préparer

Pour renseigner le questionnaire avec précision et permettre une évaluation médicale optimale, il est conseillé de rassembler les éléments suivants en amont des démarches :

  • La date de l'infarctus du myocarde et le territoire coronarien concerné (infarctus antérieur, inférieur, latéral).
  • Le traitement de revascularisation réalisé : angioplastie avec stent (préciser le type : stent nu ou actif), pontages aortocoronaires ou traitement thrombolytique.
  • La fraction d'éjection ventriculaire gauche mesurée lors de la dernière échocardiographie et son évolution.
  • Les résultats de la coronarographie : nombre de vaisseaux atteints, qualité de la revascularisation obtenue.
  • Les résultats des tests fonctionnels cardiologiques récents : épreuve d'effort ou scintigraphie myocardique documentant l'absence d'ischémie résiduelle.
  • Les traitements en cours : double antiagrégation plaquettaire, statines, bêtabloquants, IEC ou ARA II, éventuellement défibrillateur implantable.
  • Les facteurs de risque cardiovasculaire associés et leur niveau de contrôle actuel.

Le rôle du cardiologue référent dans la préparation du dossier

Préparer la déclaration en concertation avec son cardiologue référent est fortement recommandé. Une attestation médicale récente et détaillée, précisant la date de l'infarctus, le traitement de revascularisation réalisé, la FEVG actuelle, les résultats des derniers examens de surveillance cardiologique et le contrôle optimal des facteurs de risque cardiovasculaire, constitue un élément de dossier déterminant. Ce courrier médical expert peut orienter significativement la décision du médecin-conseil vers des conditions plus favorables.

Quelles garanties d'assurance (DC, PTIA, ITT) après un infarctus ?

Les garanties proposées dans le cadre d'une assurance de prêt après un infarctus du myocarde sont identiques dans leur nature à celles d'un contrat standard. Leur étendue et leurs conditions d'application sont modulées en fonction du profil cardiologique résiduel de l'emprunteur.

Les garanties socles et leur accessibilité selon le profil cardiologique

La garantie décès (DC) et la garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) constituent le socle minimal exigé par tout établissement prêteur. Pour un infarctus correctement pris en charge avec une FEVG préservée ou récupérée, une revascularisation coronarienne complète documentée et un contrôle optimal des facteurs de risque, ces garanties sont généralement accordées avec une surprime reflétant la surmortalité coronarienne résiduelle. Pour les profils avec une FEVG abaissée ou des séquelles myocardiques significatives, des conditions plus restrictives s'appliquent.

Les garanties ITT et IPT : les points de vigilance spécifiques post-infarctus

Les garanties d'Incapacité Temporaire Totale (ITT) et d'Invalidité Permanente Totale (IPT) sont les points de vigilance principaux pour les emprunteurs post-infarctus. Ces garanties peuvent faire l'objet d'exclusions ciblées portant sur les arrêts de travail et états d'invalidité directement liés aux manifestations coronariennes - récidive d'infarctus, insuffisance cardiaque décompensée, trouble du rythme grave nécessitant une intervention. Pour les profils stables sans séquelle fonctionnelle significative, ces garanties sont accordées dans des conditions proches du standard, avec une exclusion résiduelle limitée aux complications coronariennes directes.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales garanties, leur objet et les modalités d'application habituelles après un infarctus du myocarde :

GarantieObjet de la couvertureModalités après infarctus du myocarde
Décès (DC) Remboursement du capital restant dû en cas de décès Accordée, surprime variable selon FEVG, délai et facteurs de risque
PTIA Prise en charge en cas de perte totale d'autonomie Accordée, possible exclusion si insuffisance cardiaque sévère
ITT Indemnisation en cas d'arrêt de travail temporaire Possible exclusion ciblée sur complications coronariennes directes
IPT Couverture en cas d'invalidité permanente totale Variable selon FEVG résiduelle et retentissement fonctionnel cardiaque
IPP Couverture en cas d'invalidité permanente partielle Accordée selon profil, modulée selon séquelles myocardiques documentées

L'importance de comparer les définitions contractuelles et l'étendue des exclusions

Pour un emprunteur post-infarctus, la comparaison des contrats doit porter à la fois sur le niveau de surprime et sur l'étendue précise des exclusions de garanties. Certains assureurs limitent les exclusions aux complications directes de l'infarctus et de la maladie coronarienne, d'autres les étendent aux pathologies cardiovasculaires en général. Une exclusion limitée et ciblée offre une protection réelle bien supérieure à une exclusion large, et cette analyse fine des conditions générales est indispensable avant toute décision de souscription.

Comment souscrire une assurance de prêt immobilier après un infarctus ?

La souscription d'une assurance de prêt immobilier après un infarctus du myocarde demande une approche structurée qui combine préparation médicale rigoureuse, stratégie de comparaison des offres et activation des dispositifs légaux disponibles.

Attendre la stabilisation cardiologique avant d'engager les démarches

Pour les infarctus récents, il est conseillé d'attendre la stabilisation cardiologique complète - généralement six mois à un an après l'épisode aigu selon les assureurs - avant d'engager les démarches d'assurance de prêt. Cette période de stabilisation permet d'obtenir des examens cardiologiques de surveillance démontrant la FEVG résiduelle stabilisée, l'absence d'ischémie résiduelle et la normalisation des paramètres biologiques. Présenter un dossier médical avec un infarctus trop récent peut conduire à un ajournement systématique, alors qu'attendre la stabilisation complète améliore significativement les perspectives d'obtenir des conditions favorables.

Constituer un dossier médical cardiologique complet et valorisant

La qualité du dossier médical soumis aux assureurs est le facteur le plus déterminant pour obtenir des conditions favorables. Pour un emprunteur post-infarctus, les éléments les plus valorisants à inclure sont : une FEVG normale ou subnormale documentée par l'échocardiographie la plus récente, une épreuve d'effort ou un test d'imagerie myocardique de stress négatifs démontrant l'absence d'ischémie résiduelle, une coronarographie de contrôle documentant la qualité de la revascularisation, le contrôle optimal de tous les facteurs de risque cardiovasculaires et une attestation cardiologique récente confirmant la stabilité de l'état cardiologique.

Solliciter plusieurs assureurs en parallèle via la délégation d'assurance

Chaque assureur dispose de sa propre grille d'évaluation du risque coronarien post-infarctus, et les conditions proposées peuvent varier très significativement d'un établissement à l'autre pour un même profil médical. La délégation d'assurance permet de solliciter librement plusieurs assureurs en parallèle, indépendamment de la banque prêteuse. Certains assureurs spécialisés dans les risques cardiovasculaires aggravés proposent des conditions nettement plus favorables que les assureurs généralistes grâce à une expertise médicale interne en cardiologie interventionnelle plus développée. Cette mise en concurrence est la stratégie la plus efficace pour identifier l'offre combinant la surprime la plus modérée et les exclusions les plus limitées.

Loi Lemoine et Convention AERAS : vos solutions pour emprunter

Le cadre législatif français offre des protections spécifiques et des mécanismes de recours qui constituent des leviers essentiels pour les emprunteurs ayant subi un infarctus du myocarde.

La loi Lemoine : la dispense de questionnaire médical pour les projets éligibles

La loi Lemoine constitue l'avancée la plus directement favorable pour les emprunteurs post-infarctus dont le projet entre dans son cadre d'application. Lorsque le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et que le terme du prêt intervient avant le 60e anniversaire de l'assuré, le questionnaire médical est totalement supprimé. L'antécédent d'infarctus, les traitements cardiovasculaires prescrits à vie et l'ensemble du profil cardiologique n'ont pas à être déclarés. L'assurance est accordée aux conditions standard, sans surprime pour motif médical. Ce dispositif représente une opportunité décisive pour les emprunteurs dont le profil coronarien serait autrement pénalisant.

La Convention AERAS : un examen approfondi pour les dossiers complexes

Pour les prêts dépassant le seuil de la loi Lemoine, la Convention AERAS constitue le recours institutionnel de référence. Elle impose aux assureurs un examen progressif du dossier à trois niveaux d'analyse successifs, garantissant qu'aucun dossier post-infarctus ne sera définitivement rejeté sans analyse approfondie par des médecins-conseils spécialisés en cardiologie. Un mécanisme d'écrêtement des surprimes peut s'appliquer pour les emprunteurs aux revenus modestes, afin que le coût de l'assurance reste compatible avec la capacité de remboursement du crédit. Un refus au premier niveau d'instruction ne constitue jamais une réponse définitive.

La délégation d'assurance pour optimiser les conditions en cours de prêt

La délégation d'assurance permet de choisir librement un contrat auprès d'un assureur externe à la banque prêteuse, à tout moment pendant la durée du prêt et sans frais ni pénalités. Si le profil cardiologique évolue favorablement après la souscription initiale - amélioration de la FEVG documentée, sevrage tabagique définitif, contrôle tensionnel et glycémique optimisé - il est possible de renégocier le contrat d'assurance pour accéder à des conditions plus avantageuses. Cette possibilité de révision en cours de prêt représente un levier d'optimisation financière important sur la durée totale du crédit.

Trouver la meilleure assurance de prêt immobilier avec BoursedesCrédits

Face à la complexité d'un dossier médical impliquant un infarctus du myocarde, s'appuyer sur un expert capable d'analyser l'ensemble du marché et de défendre votre profil auprès des assureurs change concrètement la nature des conditions obtenues.

Une expertise spécialisée en pathologies coronariennes et cardiaques

BoursedesCrédits dispose d'une connaissance approfondie des dossiers d'assurance emprunteur impliquant des pathologies coronariennes, dont l'infarctus du myocarde. Ses conseillers maîtrisent les mécanismes de la Convention AERAS, les conditions d'application de la loi Lemoine et les critères d'évaluation propres à chaque assureur partenaire pour les profils post-infarctus. Cette expertise spécialisée permet d'orienter chaque emprunteur vers les solutions les mieux adaptées à sa FEVG résiduelle, son profil coronarien et ses facteurs de risque cardiovasculaires associés.

Une mise en concurrence systématique pour des conditions optimales

Plutôt que de se limiter au contrat groupe proposé par la banque prêteuse, BoursedesCrédits analyse en parallèle plusieurs contrats individuels auprès d'assureurs spécialisés dans les risques cardiovasculaires. Cette mise en concurrence systématique permet d'identifier les couvertures les plus compétitives avec des surprimes maîtrisées et des exclusions limitées, tout en respectant les exigences minimales de l'établissement prêteur. Chaque dossier est traité de façon personnalisée, tenant compte du profil cardiologique précis de l'emprunteur post-infarctus.

Un accompagnement global jusqu'à la signature du contrat

Du premier échange jusqu'à la validation définitive du contrat, BoursedesCrédits assure un suivi continu et réactif. Les conseillers accompagnent l'emprunteur dans la constitution de son dossier médical cardiologique, l'aident à comprendre les décisions rendues par les assureurs et activent, si nécessaire, les recours disponibles via la Convention AERAS. Cet accompagnement global sécurise chaque étape du parcours et permet de concrétiser sereinement son projet immobilier, même après un infarctus du myocarde.

FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance de prêt et l'infarctus

Peut-on obtenir une assurance de prêt immobilier après un infarctus du myocarde ?

Oui. Un infarctus du myocarde ne constitue pas un obstacle définitif à l'obtention d'une assurance de prêt immobilier. Les conditions varient selon le profil cardiologique résiduel, notamment la fraction d'éjection ventriculaire gauche, le délai écoulé depuis l'infarctus et le contrôle des facteurs de risque. La Convention AERAS garantit un examen approfondi de chaque dossier, et la loi Lemoine offre une dispense totale de questionnaire médical pour les projets éligibles.

Quel délai après un infarctus pour souscrire une assurance emprunteur ?

La plupart des assureurs recommandent d'attendre au minimum six mois à un an après l'infarctus avant d'engager les démarches d'assurance. Ce délai permet de disposer d'examens cardiologiques de surveillance documentant la stabilisation de la FEVG, l'absence d'ischémie résiduelle et la qualité de la revascularisation réalisée. Des démarches trop précoces peuvent conduire à des ajournements systématiques, alors qu'attendre la stabilisation complète améliore significativement les perspectives d'obtenir des conditions favorables.

La fraction d'éjection ventriculaire gauche est-elle le paramètre le plus important pour l'assurance ?

Oui, c'est le paramètre cardiologique central dans l'évaluation assurantielle post-infarctus. Une FEVG normale ou subnormale (supérieure à 50%) est l'argument médical le plus favorable pour obtenir de bonnes conditions d'assurance. Une FEVG abaissée en dessous de 40-45% conduit généralement à des surprimes plus importantes et à des exclusions plus larges. La documentation d'une amélioration progressive de la FEVG sous traitement médical optimal constitue un élément très valorisant dans le dossier.

La loi Lemoine s'applique-t-elle à un emprunteur ayant subi un infarctus sévère ?

Oui, sans distinction selon la sévérité de l'infarctus. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et dont le terme intervient avant les 60 ans de l'assuré. Dans ce cadre, même un infarctus avec FEVG sévèrement altérée n'a pas à être déclaré, et l'assurance est accordée aux conditions standard, sans surprime pour motif médical.

Un défibrillateur automatique implantable (DAI) posé après l'infarctus aggrave-t-il les conditions d'assurance ?

La présence d'un DAI témoigne d'un risque arythmique élevé lié à une FEVG abaissée, ce qui peut conduire à des surprimes plus importantes sur la garantie décès et à des exclusions plus larges. Cependant, le DAI représente aussi une prise en charge thérapeutique active et adaptée au risque de mort subite, ce que certains assureurs perçoivent favorablement. L'absence de choc approprié depuis l'implantation et la stabilité de la FEVG sous traitement sont des éléments valorisants à documenter dans le dossier.

Peut-on renégocier son assurance emprunteur si le profil cardiologique s'améliore ?

Oui. La délégation d'assurance permet de changer de contrat à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités. Si la FEVG s'améliore sous traitement médical optimal, si un sevrage tabagique définitif est documenté ou si les bilans cardiologiques successifs confirment la stabilité favorable du profil coronarien, un dossier médical actualisé peut permettre d'obtenir des conditions plus avantageuses auprès d'un nouvel assureur.

La Convention AERAS peut-elle aider en cas de refus lié à un infarctus sévère ?

Oui. La Convention AERAS garantit un réexamen approfondi du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en cardiologie. Ce mécanisme s'applique à toutes les pathologies cardiovasculaires graves, dont les infarctus sévères avec FEVG altérée. Un refus au premier niveau d'analyse n'est jamais définitif. Le mécanisme d'écrêtement des surprimes peut également s'appliquer pour les emprunteurs post-infarctus aux revenus modestes, limitant le surcoût assurantiel.

Nos courtiers répondent à toutes vos questions

du lundi au vendredi de 8 h à 20h,
le samedi de 8h à 17h

Objet de votre demande Sélectionnez votre créneau

Un expert vous rappelle immédiatement

Votre numéro de téléphone

Ces données seront utilisées exclusivement dans le but de répondre à vos questions.

Votre demande a été enregistrée. Un courtier expert vous contactera le aux alentours de .

Nos courtiers peuvent parfois être submergés par leur succès ! Il peut donc y avoir un léger délai entre le créneau que vous avez sélectionné et l'appel effectif de votre expert.