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Assurance de prêt immobilier myasthénie

Andréa SALLOIS
Assurance de prêt immobilier myasthénie

✍ Les points à retenir

  • La myasthénie est une maladie neuromusculaire auto-immune chronique systématiquement analysée par les assureurs en raison de son caractère évolutif et de son potentiel à engager le pronostic vital lors des crises myasthéniques.
  • Les conditions de souscription dépendent étroitement de la forme clinique, de la sévérité des atteintes fonctionnelles et de la qualité de la rémission obtenue sous traitement, variant considérablement entre forme oculaire et forme généralisée.
  • La garantie ITT constitue le point de vigilance principal car la faiblesse musculaire fluctuante caractéristique peut affecter significativement la capacité de travail selon la profession exercée.
  • La loi Lemoine supprime le questionnaire médical pour les prêts de moins de 200 000 € avec terme avant 60 ans, permettant une souscription sans déclaration de la myasthénie.
  • Privilégiez la délégation d'assurance pour accéder aux assureurs spécialisés dans les pathologies neuromusculaires rares qui proposent une évaluation plus fine que les contrats groupe bancaires standardisés.

Assurance emprunteur et myasthénie : l'essentiel à retenir

Souscrire une assurance de prêt immobilier avec une myasthénie est une démarche qui demande une préparation rigoureuse et une connaissance précise des dispositifs disponibles. Cette maladie neuromusculaire auto-immune, caractérisée par une faiblesse musculaire fluctuante pouvant toucher de nombreux groupes musculaires, est systématiquement analysée par les médecins-conseils des assureurs en raison de son caractère chronique, évolutif et potentiellement grave lors des crises myasthéniques. Pourtant, les solutions adaptées existent et le cadre légal protège les emprunteurs atteints de pathologies chroniques complexes.

Une maladie neuromusculaire auto-immune aux manifestations variables

La myasthénie est une pathologie auto-immune dans laquelle des anticorps dirigés contre les récepteurs à l'acétylcholine de la jonction neuromusculaire perturbent la transmission neuromusculaire, entraînant une faiblesse musculaire caractéristique qui s'aggrave à l'effort et s'améliore au repos. Les manifestations cliniques sont polymorphes : ptosis et diplopie par atteinte des muscles oculomoteurs, dysarthrie et dysphagie par atteinte des muscles pharyngés, faiblesse des membres et, dans les formes les plus sévères, atteinte des muscles respiratoires pouvant conduire à une crise myasthénique nécessitant une ventilation assistée. Cette hétérogénéité clinique explique la grande variabilité des profils de risque évalués par les assureurs.

Ce que les assureurs évaluent en priorité

Face à un dossier mentionnant une myasthénie, le médecin-conseil cherche à apprécier plusieurs paramètres déterminants : la forme clinique et sa sévérité, les groupes musculaires atteints et leur retentissement fonctionnel, les traitements en cours (anticholinestérasiques, immunosuppresseurs, biothérapies), les antécédents de crises myasthéniques et d'hospitalisations, la présence d'un thymome associé et ses caractéristiques, ainsi que les arrêts de travail liés à la pathologie. Un profil en rémission stable sous traitement bien toléré, sans crise récente ni atteinte respiratoire documentée, orientera vers des conditions d'assurance nettement plus favorables.

Les dispositifs légaux qui protègent les emprunteurs atteints de myasthénie

Plusieurs mécanismes légaux encadrent l'accès à l'assurance de prêt pour les personnes souffrant de myasthénie. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur avec un terme avant 60 ans. La Convention AERAS garantit un examen structuré et progressif des dossiers médicaux complexes, empêchant tout rejet sans analyse approfondie. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels pour les emprunteurs dont le profil de santé est atypique.

Comprendre la myasthénie : symptômes, causes et formes cliniques

Avant d'engager toute démarche d'assurance de prêt, comprendre la nature médicale de la myasthénie permet d'anticiper les questions du médecin-conseil et de préparer son dossier avec la précision requise.

Les mécanismes physiopathologiques et les causes de la maladie

La myasthénie est causée par la production d'auto-anticorps dirigés principalement contre les récepteurs nicotiniques à l'acétylcholine (anti-RACh) situés sur la membrane post-synaptique de la jonction neuromusculaire. Ces anticorps bloquent et détruisent progressivement les récepteurs, réduisant la transmission de l'influx nerveux vers le muscle. Dans environ dix à quinze pour cent des cas, les anticorps ciblent la tyrosine kinase musculaire (anti-MuSK), définissant une forme clinique particulière. Un thymome - tumeur du thymus - est associé à la myasthénie dans quinze à vingt pour cent des cas et nécessite une prise en charge chirurgicale spécifique. La présence d'un thymome et ses caractéristiques histologiques constituent un élément important de l'évaluation du risque par les assureurs.

Les manifestations cliniques et les formes de sévérité variable

La classification de la Myasthenia Gravis Foundation of America (MGFA) est l'outil de référence utilisé par les médecins-conseils pour stratifier le risque médical. Elle distingue plusieurs classes de sévérité croissante :

  • Classe I - Formes oculaires pures : Atteinte limitée aux muscles oculomoteurs (ptosis, diplopie). Le pronostic fonctionnel est généralement favorable et le risque vital très limité.
  • Classes II et III - Formes généralisées (légères à modérées) : Atteinte des muscles des membres, du cou et de la déglutition. Le retentissement sur la vie quotidienne et professionnelle est variable selon l'intensité des symptômes.
  • Classe IV - Formes sévères : Faiblesse musculaire marquée affectant les muscles bulbaires et/ou respiratoires, avec un impact significatif sur l'autonomie.
  • Classe V - Crise myasthénique : Situation d'urgence vitale nécessitant une intubation et une ventilation mécanique en milieu de réanimation.

Cette stratification est déterminante pour l'assurance de prêt : elle permet à l'assureur de moduler les surprimes ou les exclusions de garanties (notamment l'ITT et l'IPT) en fonction du stade diagnostiqué et de la stabilité de la maladie.

Les traitements disponibles et leur signification médicale

La prise en charge thérapeutique de la myasthénie est adaptée à la sévérité de la forme clinique. Les inhibiteurs de la cholinestérase (pyridostigmine) constituent le traitement symptomatique de première ligne. Les immunosuppresseurs - corticoïdes, azathioprine, mycophénolate mofétil, ciclosporine - sont utilisés pour les formes nécessitant un contrôle immunologique plus poussé. Pour les formes réfractaires graves, des biothérapies comme le rituximab ou l'éculizumab peuvent être prescrites. La thymectomie est recommandée en cas de thymome et peut améliorer l'évolution de la myasthénie dans les formes généralisées. La nature et l'intensité du traitement suivi sont des indicateurs importants de la sévérité réelle de la pathologie pour le médecin-conseil.

Pourquoi la myasthénie est-elle considérée comme un risque par les assureurs ?

La qualification de la myasthénie comme facteur de risque par les assureurs repose sur une analyse médicale et actuarielle précise des implications à long terme de cette pathologie neuromusculaire.

Un risque vital lors des crises myasthéniques

La crise myasthénique, qui survient lors d'une aggravation rapide et sévère de la maladie avec atteinte des muscles respiratoires, représente une urgence médicale engageant le pronostic vital. Bien que les traitements actuels aient considérablement amélioré la prise en charge et réduit la mortalité associée à ces crises, le risque résiduel de décès ou de séquelles graves lors d'un épisode sévère est intégré dans les modèles d'évaluation actuarielle des assureurs. Ce risque vital est le facteur qui justifie le plus l'attention particulière portée à la myasthénie lors de l'instruction des dossiers d'assurance de prêt.

Un retentissement professionnel potentiellement significatif

La faiblesse musculaire fluctuante caractéristique de la myasthénie peut affecter la capacité de travail de l'emprunteur de façon variable selon la forme clinique et la profession exercée. Une atteinte des membres supérieurs peut limiter les activités manuelles. Une diplopie persistante peut compromettre les activités nécessitant une vision binoculaire précise. Une fatigabilité générale excessive peut réduire les capacités de travail pour toute activité physique ou intellectuelle soutenue. Ce risque d'incapacité professionnelle est le facteur central de l'évaluation des garanties ITT et IPT par les assureurs.

Le risque d'aggravation par les facteurs déclenchants

La myasthénie peut être aggravée par de nombreux facteurs déclenchants qui constituent des risques supplémentaires sur la durée d'un prêt immobilier. Les infections intercurrentes, le stress physique ou psychologique, certains médicaments (antibiotiques, bêtabloquants, antipaludéens), les interventions chirurgicales et les modifications hormonales peuvent déclencher une poussée ou une crise. Ce risque d'aggravation imprévisible par des événements courants de la vie, difficile à anticiper sur une longue période, justifie une évaluation prudente de la part des assureurs, notamment pour les garanties de long terme.

Myasthénie : que faut-il déclarer dans le questionnaire de santé ?

La déclaration de la myasthénie dans le cadre d'une demande d'assurance de prêt immobilier est une étape incontournable qui doit être abordée avec précision et sincérité absolue.

L'obligation légale de sincérité et ses implications contractuelles

Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle, même partielle, peut entraîner la nullité du contrat et priver l'emprunteur de toute indemnisation en cas de sinistre. La myasthénie, maladie neuromusculaire chronique nécessitant un suivi médical neurologique régulier et des traitements immunosuppresseurs spécifiques, doit impérativement être déclarée. Omettre volontairement des informations sur les antécédents de crise, les traitements lourds suivis ou les hospitalisations liées à la pathologie expose à des conséquences contractuelles graves, y compris pour des sinistres sans lien apparent avec la maladie neuromusculaire.

Les informations médicales essentielles à préparer

Pour renseigner le questionnaire avec précision et permettre une évaluation médicale optimale, il est conseillé de rassembler les éléments suivants en amont de toute démarche :

  • La date du diagnostic et la forme clinique retenue (oculaire pure ou généralisée).
  • Le profil sérologique : anticorps anti-RACh, anti-MuSK ou séronégatif.
  • La sévérité clinique selon la classification MGFA au moment du diagnostic et actuellement.
  • Les antécédents de crises myasthéniques et d'hospitalisations en réanimation.
  • La présence ou l'absence d'un thymome et, le cas échéant, son caractère bénin ou malin.
  • Les traitements en cours : pyridostigmine, corticoïdes, immunosuppresseurs, biothérapies.
  • Les antécédents de thymectomie et son résultat fonctionnel.
  • Les arrêts de travail liés à la pathologie, avec leurs dates et durées.

Le rôle du neurologue référent dans la préparation du dossier

Préparer la déclaration en concertation avec son neurologue référent est fortement recommandé. Une attestation médicale récente précisant la forme clinique actuelle, le niveau de stabilisation sous traitement, l'absence de crise récente et le retentissement fonctionnel sur la vie professionnelle constitue un élément de dossier déterminant. Un courrier médical contextualisant la myasthénie et mettant en valeur la stabilité de la rémission peut significativement orienter la décision du médecin-conseil de l'assureur vers des conditions plus favorables.

Quelles garanties d'assurance (DC, PTIA, ITT) en cas de myasthénie ?

Les garanties proposées dans le cadre d'une assurance de prêt avec une myasthénie sont identiques dans leur nature à celles d'un contrat standard. Leur étendue et leurs conditions d'application sont modulées en fonction de la sévérité clinique et du retentissement fonctionnel de la maladie neuromusculaire.

Les garanties socles : décès et PTIA

La garantie décès (DC) et la garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) constituent le socle minimal exigé par tout établissement prêteur. Pour une myasthénie oculaire pure stable sans antécédent de crise, ces garanties sont généralement accordées avec une surprime reflétant le risque résiduel d'aggravation. Pour les formes généralisées avec antécédents de crises myasthéniques ou de thymome malin, des conditions plus restrictives peuvent s'appliquer, incluant une surprime plus significative ou des délais de carence spécifiques.

Les garanties complémentaires et leurs spécificités en contexte neuromusculaire

Les garanties Incapacité Temporaire Totale de travail (ITT) et Invalidité Permanente Totale (IPT) sont les points de vigilance principaux pour un emprunteur atteint de myasthénie. Selon la forme clinique et les antécédents d'arrêts de travail, l'assureur peut accorder ces garanties aux conditions standard pour les formes oculaires pures bien contrôlées, appliquer une exclusion ciblée sur les arrêts de travail directement liés aux manifestations de la myasthénie, ou proposer une surprime significative pour les formes généralisées avec atteinte fonctionnelle documentée.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales garanties, leur objet et les modalités d'application habituelles en présence d'une myasthénie :

GarantieObjet de la couvertureModalités en cas de myasthénie
Décès (DC) Remboursement du capital restant dû en cas de décès Accordée, surprime variable selon sévérité et antécédents de crise
PTIA Prise en charge en cas de perte totale d'autonomie Accordée, possible délai de carence pour les formes actives
ITT Indemnisation en cas d'arrêt de travail temporaire Possible exclusion ciblée sur les manifestations neuromusculaires
IPT Couverture en cas d'invalidité permanente totale Exclusion partielle ou surprime selon atteinte fonctionnelle résiduelle
IPP Couverture en cas d'invalidité permanente partielle Variable selon séquelles fonctionnelles et retentissement professionnel

L'importance de comparer les définitions contractuelles des garanties

La comparaison des contrats doit impérativement porter sur la définition précise des garanties, notamment celle de l'ITT. Certains contrats retiennent l'impossibilité d'exercer toute activité professionnelle, d'autres l'impossibilité d'exercer sa propre profession. Pour un emprunteur atteint de myasthénie dont la faiblesse musculaire fluctuante affecte spécifiquement les exigences de son métier sans empêcher toute activité, cette distinction peut avoir des répercussions financières majeures en cas de sinistre.

Quelle sera la décision de l'assureur en cas de myasthénie (surprime ou exclusion) ?

Après instruction du dossier médical, le médecin-conseil dispose de plusieurs options pour adapter les conditions de couverture au profil de risque présenté par l'emprunteur atteint de myasthénie.

L'acceptation avec surprime pour les profils favorables

Pour les profils les plus favorables - myasthénie oculaire pure stabilisée sous traitement minimal, sans antécédent de crise myasthénique ni de thymome malin, en rémission prolongée documentée - l'assureur peut proposer une couverture avec une surprime modérée reflétant le risque résiduel de poussées ou d'aggravation. Cette surprime varie significativement selon la politique de souscription de chaque assureur, justifiant la mise en concurrence des offres disponibles sur le marché.

Les exclusions de garanties pour les formes avec atteinte fonctionnelle

Pour les profils présentant une myasthénie généralisée avec atteintes fonctionnelles documentées, l'assureur peut proposer des exclusions ciblées sur les sinistres directement liés aux manifestations de la maladie neuromusculaire. Ces exclusions portent le plus souvent sur les garanties ITT et IPP pour les arrêts de travail ou les états d'invalidité imputables aux poussées de myasthénie ou aux crises. La garantie décès reste généralement accordée, sauf pour les formes avec antécédents de crises respiratoires sévères répétées présentant un risque de mortalité prématurée plus élevé.

Le refus et les recours disponibles

Un refus au premier niveau d'analyse n'est jamais définitif. La Convention AERAS impose un réexamen progressif du dossier à plusieurs niveaux successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en maladies neuromusculaires. Des assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé peuvent proposer des solutions là où les assureurs généralistes ont refusé. Dans les situations les plus complexes, des garanties de substitution peuvent être envisagées en accord avec l'établissement prêteur.

Myasthénie : vers quelle assurance de prêt se tourner ?

Face à la complexité d'un profil médical aussi spécifique que la myasthénie, identifier les solutions d'assurance les mieux adaptées demande une approche structurée et une connaissance précise des options disponibles.

Privilégier les contrats individuels via la délégation d'assurance

La délégation d'assurance est souvent la voie la plus efficace pour un emprunteur atteint d'une maladie neuromusculaire rare. Elle permet de choisir librement un contrat auprès d'un assureur externe à la banque prêteuse, dont la grille d'évaluation médicale peut être significativement plus favorable que celle du contrat groupe bancaire standardisé. Les contrats individuels offrent une segmentation du risque plus fine, tenant compte des spécificités cliniques précises de la myasthénie plutôt que d'une approche forfaitaire générique.

Cibler les assureurs spécialisés dans les pathologies neuromusculaires

Tous les assureurs ne disposent pas de la même expertise médicale interne pour évaluer des pathologies neuromusculaires rares comme la myasthénie. Certains établissements spécialisés dans les risques aggravés de santé disposent de médecins-conseils formés aux maladies auto-immunes et neuromusculaires, capables d'apprécier avec précision le niveau de risque réel associé à chaque forme clinique. Solliciter ces acteurs spécialisés peut faire une différence significative dans les conditions proposées par rapport aux assureurs généralistes.

Anticiper pour obtenir les meilleures conditions possibles

L'instruction d'un dossier médical aussi complexe que celui de la myasthénie peut prendre plusieurs semaines. Engager les démarches d'assurance bien en amont de la signature du compromis de vente permet d'éviter toute pression calendaire et d'explorer sereinement l'ensemble des options disponibles. Si la situation médicale s'améliore après la souscription initiale, la délégation d'assurance permet de renégocier les conditions à tout moment, sans frais ni pénalités, en présentant un dossier médical actualisé.

Loi Lemoine et Convention AERAS : vos solutions pour assurer votre prêt

Face aux difficultés spécifiques que peut rencontrer un emprunteur atteint de myasthénie, deux dispositifs légaux majeurs constituent des leviers essentiels pour accéder à une assurance de prêt dans des conditions acceptables.

La loi Lemoine : la dispense de questionnaire médical pour les projets éligibles

La loi Lemoine représente une avancée majeure pour les emprunteurs dont le profil médical est complexe. Lorsque le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et que le terme du prêt intervient avant le 60e anniversaire de l'assuré, le questionnaire médical est supprimé. Dans ce cadre, la myasthénie n'a pas à être déclarée, aucune surprime ne peut être appliquée pour motif médical et l'assurance est accordée aux conditions standard. Pour les projets immobiliers éligibles, ce dispositif constitue la solution la plus directement favorable, quelle que soit la sévérité de la maladie neuromusculaire.

La Convention AERAS : un examen approfondi pour les dossiers complexes

Pour les prêts dépassant le seuil de la loi Lemoine, la Convention AERAS constitue le recours institutionnel de référence. Elle impose aux assureurs un examen progressif du dossier à trois niveaux d'analyse successifs, garantissant qu'aucune demande ne sera définitivement rejetée sans analyse approfondie par des médecins-conseils spécialisés. Un mécanisme d'écrêtement des surprimes peut s'appliquer pour les emprunteurs aux revenus modestes, afin que le coût de l'assurance ne compromette pas la viabilité économique du projet.

La délégation d'assurance et la renégociation en cours de prêt

En complément de ces dispositifs, la délégation d'assurance permet de choisir librement un contrat auprès d'un assureur externe à la banque prêteuse, à tout moment pendant la durée du prêt et sans frais ni pénalités. Pour un emprunteur atteint de myasthénie, cette liberté contractuelle est précieuse : si la situation médicale s'améliore après la souscription initiale - rémission prolongée, réduction des traitements immunosuppresseurs, absence de crise sur plusieurs années - une renégociation des conditions peut permettre d'alléger le coût de l'assurance sur la durée restante du prêt.

Trouver la meilleure assurance de prêt immobilier avec BoursedesCrédits

Face à la complexité d'un dossier médical impliquant une myasthénie, s'appuyer sur un expert capable d'analyser l'ensemble du marché et de défendre votre profil auprès des assureurs change concrètement la nature des conditions obtenues.

Une expertise reconnue sur les maladies neuromusculaires rares

BoursedesCrédits dispose d'une connaissance approfondie des dossiers d'assurance emprunteur impliquant des maladies neuromusculaires auto-immunes et des pathologies rares. Ses conseillers maîtrisent les mécanismes de la Convention AERAS, les conditions d'application de la loi Lemoine et les critères d'évaluation propres à chaque assureur partenaire. Cette expertise permet d'orienter chaque emprunteur vers les solutions les mieux adaptées à sa situation médicale, en évitant les démarches infructueuses liées à une mauvaise présentation du dossier.

Une mise en concurrence réelle des offres spécialisées

Plutôt que de se limiter au contrat groupe proposé par la banque prêteuse, BoursedesCrédits analyse en parallèle plusieurs contrats individuels auprès d'assureurs dont la grille d'évaluation est mieux adaptée aux profils médicaux complexes. Cette mise en concurrence permet d'identifier des couvertures plus compétitives, avec des surprimes maîtrisées et des exclusions moins restrictives, tout en respectant les exigences minimales de l'établissement prêteur. Chaque dossier est traité de façon personnalisée, tenant compte de la forme clinique précise de la myasthénie et du niveau de stabilisation documenté.

Un accompagnement global jusqu'à la validation du contrat

Du premier échange jusqu'à la signature définitive, BoursedesCrédits assure un suivi continu et réactif. Les conseillers guident l'emprunteur dans la constitution de son dossier médical, l'aident à comprendre les décisions rendues par les assureurs et activent, si nécessaire, les recours disponibles via la Convention AERAS. Cet accompagnement global sécurise chaque étape du parcours et permet de concrétiser sereinement son projet immobilier, même avec une pathologie aussi spécifique que la myasthénie.

FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance de prêt et les maladies neuromusculaires

Faut-il obligatoirement déclarer une myasthénie dans le questionnaire de santé ?

Oui, la myasthénie doit être déclarée dès lors qu'elle a été diagnostiquée et qu'elle fait l'objet d'un suivi médical neurologique et de traitements spécifiques. La seule exception concerne les prêts éligibles à la dispense de questionnaire médical prévue par la loi Lemoine (capital assuré inférieur ou égal à 200 000 € avec un terme avant 60 ans). En dehors de ce cadre, omettre volontairement cette information constitue une fausse déclaration susceptible d'entraîner la nullité du contrat et la perte de toute indemnisation en cas de sinistre.

La myasthénie oculaire est-elle évaluée différemment de la forme généralisée ?

Oui, significativement. La myasthénie oculaire pure, limitée aux muscles oculomoteurs sans atteinte généralisée ni antécédent de crise respiratoire, présente un profil de risque nettement plus favorable aux yeux des assureurs. Elle peut obtenir une couverture avec une surprime modérée ou, dans les cas les plus favorables, aux conditions proches du standard. La forme généralisée, particulièrement si elle est associée à des antécédents de crises myasthéniques, fera l'objet d'une évaluation beaucoup plus approfondie et de conditions généralement plus restrictives.

La présence d'un thymome aggrave-t-elle les conditions d'assurance ?

Oui, la présence d'un thymome est un élément qui retient l'attention des assureurs. Un thymome bénin totalement réséqué chirurgicalement depuis plusieurs années, avec un bilan de surveillance négatif, aura un impact limité sur les conditions d'assurance. En revanche, un thymome malin ou insuffisamment traité majore significativement le profil de risque, car il est associé à un risque de récidive et à un pronostic qui peut différer de la myasthénie isolée. La nature histologique du thymome et la qualité de son traitement sont des éléments déterminants du dossier médical.

La Convention AERAS peut-elle aider en cas de refus lié à une myasthénie sévère ?

Oui. Si un premier assureur refuse le dossier ou propose des conditions jugées disproportionnées, la Convention AERAS garantit un réexamen à plusieurs niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en maladies neuromusculaires auto-immunes. Ce mécanisme institutionnel s'applique à toutes les pathologies chroniques graves, y compris les formes sévères de myasthénie généralisée. Un refus initial n'est donc jamais une réponse définitive.

Peut-on changer d'assurance emprunteur si la myasthénie se stabilise ?

Oui, et c'est fortement conseillé si la situation médicale évolue favorablement. La délégation d'assurance permet de changer de contrat à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités. En présentant un dossier médical actualisé attestant d'une rémission prolongée, d'une réduction des traitements immunosuppresseurs et de l'absence de crise sur plusieurs années, il est possible d'obtenir des conditions tarifaires sensiblement plus avantageuses ou la levée d'exclusions initialement appliquées.

La loi Lemoine s'applique-t-elle aux personnes atteintes de myasthénie sévère ?

Oui, sans distinction de pathologie ni de sévérité. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et dont le terme intervient avant les 60 ans de l'assuré. Dans ce cadre, la myasthénie, même sévère avec antécédents de crises respiratoires, n'a pas à être déclarée. L'accès à l'assurance se fait dans les mêmes conditions qu'un emprunteur en parfaite santé, sans surprime ni exclusion de garantie pour motif médical.

Quels examens médicaux peuvent être demandés par l'assureur pour une myasthénie ?

Selon la sévérité du tableau clinique déclaré, l'assureur peut demander des pièces complémentaires : résultats des dosages d'anticorps anti-RACh et anti-MuSK, épreuves fonctionnelles respiratoires documentant la fonction ventilatoire, comptes-rendus d'hospitalisation en réanimation lors des crises éventuelles, compte-rendu anatomo-pathologique du thymome si concerné, et attestation du neurologue référent précisant la forme clinique actuelle et le niveau de stabilisation sous traitement.

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