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Assurance de prêt immobilier affection neuropsychique

Andréa SALLOIS

✍ Les points à retenir

  • Les assureurs évaluent les affections neuropsychiques au cas par cas en analysant la stabilité du traitement, l'absence d'hospitalisation récente et le retentissement de la pathologie sur votre activité professionnelle habituelle.
  • La loi Lemoine permet d'éviter toute déclaration médicale pour les prêts inférieurs à 200 000 € par assuré si le remboursement total intervient avant votre 60ème anniversaire, ce qui constitue une opportunité majeure pour les profils psychiatriques ou neurologiques.
  • Une exclusion de garantie peut être appliquée spécifiquement pour les arrêts de travail liés à votre pathologie, mais vous restez généralement couvert pour toutes les autres causes d'incapacité comme les accidents ou les maladies somatiques.
  • Le mécanisme du rachat d'exclusion vous offre la possibilité de supprimer une restriction initiale sur votre contrat si vous justifiez d'une stabilisation prolongée ou d'un arrêt définitif de vos traitements médicamenteux après plusieurs années.
  • La Convention AERAS garantit un examen approfondi de votre dossier médical par des experts spécialisés si votre demande d'assurance est refusée ou ajournée au premier niveau d'analyse par les compagnies classiques.

Affections neuropsychiques et assurance de prêt : ce qu'il faut retenir

Souscrire une assurance de prêt immobilier avec une affection neuropsychique est une démarche qui soulève des questions légitimes chez de nombreux emprunteurs. Qu'il s'agisse d'un trouble anxieux, d'un épisode dépressif, d'une pathologie neurologique chronique ou d'un trouble psychiatrique stabilisé, ces pathologies sont perçues différemment selon les assureurs et peuvent influencer les conditions d'accès à la couverture. Comprendre les grands principes qui encadrent cette évaluation est la première étape pour aborder le parcours d'assurance avec méthode et efficacité.

Un spectre pathologique large aux profils de risque très différents

Le terme affection neuropsychique recouvre un spectre pathologique extrêmement large, allant des troubles anxieux légers et ponctuels aux maladies neurologiques dégénératives sévères, en passant par les troubles bipolaires, les épisodes dépressifs récurrents, les psychoses ou les troubles obsessionnels compulsifs. Cette hétérogénéité clinique explique pourquoi les assureurs ne peuvent pas appliquer une grille tarifaire uniforme à l'ensemble de ces pathologies : chaque dossier fait l'objet d'une évaluation individuelle, prenant en compte la nature précise de l'affection, sa sévérité, son évolutivité et son retentissement sur la vie quotidienne et professionnelle.

Ce que les assureurs évaluent en priorité

Face à un dossier mentionnant une affection neuropsychique, le médecin-conseil de l'assureur s'attache à apprécier plusieurs paramètres déterminants : la nature exacte du diagnostic (trouble fonctionnel ou pathologie organique, épisode unique ou affection chronique), les traitements en cours (antidépresseurs, anxiolytiques, thymorégulateurs, antipsychotiques), le nombre et la durée des hospitalisations éventuelles, les antécédents d'arrêts de travail liés à la pathologie, et le niveau de stabilisation clinique actuel. Un profil stabilisé depuis plusieurs années, sans hospitalisation récente et avec un suivi médical régulier, présentera des conditions d'accès à l'assurance sensiblement plus favorables.

Les dispositifs légaux qui protègent les emprunteurs concernés

Plusieurs mécanismes encadrent l'accès à l'assurance de prêt pour les personnes présentant une affection neuropsychique. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur avec un terme avant 60 ans. La Convention AERAS garantit un examen structuré et progressif des dossiers médicaux complexes. La délégation d'assurance permet de solliciter des assureurs alternatifs dont la grille d'évaluation peut être plus favorable. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels que tout emprunteur concerné se doit de connaître.

Quelles sont les maladies considérées comme neurologiques ou psychiatriques ?

La distinction entre pathologies neurologiques et psychiatriques est médicalement précise, mais les assureurs les évaluent souvent selon une logique commune centrée sur le retentissement fonctionnel et professionnel. Comprendre quelles affections entrent dans ces catégories permet d'anticiper l'évaluation du médecin-conseil.

Les pathologies psychiatriques les plus fréquemment déclarées

Les affections psychiatriques recouvrent l'ensemble des troubles mentaux ayant une origine principalement psychologique ou neurobiologique sans lésion anatomique identifiable. Parmi les pathologies les plus fréquemment rencontrées dans les dossiers d'assurance de prêt immobilier, on distingue :

  • Les troubles dépressifs : épisode dépressif unique, trouble dépressif récurrent, dysthymie.
  • Les troubles anxieux : trouble anxieux généralisé, trouble panique, phobie sociale, trouble obsessionnel compulsif (TOC).
  • Les troubles bipolaires : type I (avec épisodes maniaques), type II (avec hypomanie), cyclothymie.
  • Les troubles psychotiques : schizophrénie, trouble schizo-affectif, psychose non spécifiée.
  • Les troubles du comportement alimentaire : anorexie mentale, boulimie.
  • Les troubles de la personnalité : borderline, narcissique, évitante.
  • L'état de stress post-traumatique (ESPT) et les troubles dissociatifs.

Les pathologies neurologiques et leur classification par les assureurs

Les affections neurologiques sont des pathologies du système nerveux central ou périphérique avec une substrat lésionnel ou fonctionnel identifiable. Les plus fréquemment évaluées dans le cadre d'une assurance de prêt immobilier incluent l'épilepsie, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les accidents vasculaires cérébraux et leurs séquelles, les neuropathies périphériques, les migraines invalidantes, la myasthénie et les maladies neurodégénératives. Chacune présente un profil de risque spécifique que le médecin-conseil évalue en fonction des données cliniques disponibles.

La zone grise entre neurologie et psychiatrie

Certaines pathologies occupent une position intermédiaire entre neurologie et psychiatrie, ce qui peut compliquer l'évaluation du risque par les assureurs. Le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles du spectre autistique, la fibromyalgie associée à des composantes anxio-dépressives, ou encore les séquelles cognitives post-AVC illustrent cette zone grise. Pour ces profils, l'évaluation repose davantage sur le retentissement fonctionnel réel que sur la classification nosologique stricte.

Problèmes de santé mentale et méfiance des assureurs : pourquoi un risque aggravé ?

La méfiance des assureurs face aux affections neuropsychiques repose sur une logique actuarielle précise. Comprendre cette logique permet à l'emprunteur d'anticiper les réserves du médecin-conseil et de préparer son dossier en conséquence.

Un risque d'incapacité de travail statistiquement plus élevé

Les troubles neuropsychiques constituent l'une des premières causes d'arrêts de travail prolongés et d'invalidité dans les pays développés. Les épisodes dépressifs sévères, les décompensations psychotiques ou les poussées de sclérose en plaques peuvent interrompre l'activité professionnelle pour des durées significatives. C'est ce risque d'activation des garanties ITT et IPT qui préoccupe le plus les assureurs. Les données statistiques sur lesquelles s'appuient leurs modèles actuariels leur permettent de quantifier ce risque et de l'intégrer dans leurs conditions tarifaires.

Le risque de suicide et son impact sur la garantie décès

Certaines affections psychiatriques, en particulier les dépressions sévères, les troubles bipolaires de type I et les schizophrénies, sont associées à un risque suicidaire statistiquement plus élevé que dans la population générale. Ce risque influence directement la tarification de la garantie décès, voire peut conduire à l'application d'une exclusion spécifique sur les décès par suicide pendant une période déterminée après la souscription. Les assureurs évaluent ce risque en fonction de la sévérité de la pathologie, des antécédents de tentatives de suicide et du niveau de stabilisation actuel.

Une évolutivité difficile à anticiper sur la durée du prêt

La difficulté pour les assureurs à évaluer les affections neuropsychiques tient aussi à leur caractère parfois imprévisible sur le long terme. Contrairement à un antécédent chirurgical résolu, une affection psychique stabilisée peut connaître des rechutes plusieurs années après un premier épisode, sous l'effet de facteurs de stress personnels ou professionnels difficiles à anticiper. Cette incertitude sur l'évolution à long terme explique une partie de la prudence des assureurs, qui se traduit par des conditions de couverture plus restrictives que pour des pathologies somatiques au pronostic plus prédictible.

Comment déclarer une maladie neuropsychique dans le questionnaire de santé ?

La déclaration d'une affection neuropsychique dans le cadre d'une demande d'assurance de prêt immobilier est une étape délicate qui doit être abordée avec précision et sincérité. La qualité de cette déclaration conditionne la validité du contrat et la pertinence de l'évaluation médicale.

L'obligation de sincérité : un principe contractuel incontournable

Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle, même partielle, peut entraîner la nullité du contrat et priver l'emprunteur de toute indemnisation en cas de sinistre. Une affection neuropsychique diagnostiquée, traitée ou ayant fait l'objet d'une hospitalisation doit être déclarée. Omettre volontairement un épisode dépressif traité, une hospitalisation psychiatrique ou un suivi psychothérapeutique régulier constitue une fausse déclaration aux conséquences potentiellement graves, y compris pour des sinistres sans lien apparent avec la pathologie psychiatrique.

Les informations médicales à préparer avant de remplir le questionnaire

Pour renseigner le questionnaire avec précision et permettre une évaluation médicale optimale, il est conseillé de rassembler les éléments suivants en amont :

  • La date du premier diagnostic et le praticien ayant posé ce diagnostic (médecin traitant, psychiatre, neurologue).
  • La nature exacte du diagnostic selon la classification internationale (CIM-10 ou DSM-5).
  • Les traitements en cours ou passés et leur durée : antidépresseurs, anxiolytiques, thymorégulateurs, antipsychotiques.
  • Les hospitalisations en service de psychiatrie ou de neurologie, avec leurs dates et durées.
  • Les arrêts de travail liés à la pathologie, avec leurs dates et durées cumulées.
  • Le nombre d'épisodes ou de rechutes depuis le premier diagnostic.
  • Le statut de suivi actuel : suivi psychiatrique régulier, psychothérapie en cours, stabilisation documentée.

Le rôle du psychiatre ou du neurologue référent dans la constitution du dossier

Il est vivement recommandé de préparer la déclaration en concertation avec son psychiatre, neurologue ou médecin traitant référent. Une attestation médicale récente, précisant le diagnostic exact, le niveau de stabilisation actuel, l'absence d'hospitalisation récente et la bonne compliance au traitement, constitue un élément de dossier précieux. Un courrier médical bien rédigé, contextualisant la pathologie et mettant en valeur sa stabilisation, peut orienter favorablement la décision du médecin-conseil de l'assureur.

Les affections psychologiques sont-elles sujettes aux exclusions de garantie ?

Les exclusions de garantie constituent l'une des décisions les plus fréquentes des assureurs face à un profil présentant une affection neuropsychique. Comprendre leur logique et leur portée permet à l'emprunteur d'évaluer précisément le niveau de protection réelle offert par son contrat.

Les garanties les plus souvent concernées par les exclusions

Les exclusions de garantie liées aux affections neuropsychiques portent le plus souvent sur les garanties ITT et IPP, rarement sur la garantie décès sauf en cas de mention explicite du risque suicidaire. L'assureur peut exclure la prise en charge des arrêts de travail directement liés aux manifestations de la pathologie psychiatrique ou neurologique déclarée, tout en maintenant la couverture pour toute autre cause d'incapacité. Cette exclusion ciblée permet à l'assureur d'accepter le dossier tout en limitant son exposition au risque spécifique associé à l'affection déclarée.

Exclusion totale ou exclusion partielle : quelles différences ?

Une exclusion totale porte sur l'ensemble des sinistres liés à la pathologie neuropsychique déclarée, quelle que soit leur nature ou leur durée. Une exclusion partielle peut prendre des formes plus nuancées : exclusion limitée aux hospitalisations en service psychiatrique, exclusion des arrêts de travail de plus d'un certain nombre de jours liés à la pathologie, ou exclusion temporaire pendant les premières années du contrat. La portée exacte de l'exclusion doit être lue attentivement dans les conditions particulières du contrat avant toute signature, car elle détermine le niveau de protection réelle en cas de sinistre.

L'impact des exclusions sur la couverture effective de l'emprunteur

Une exclusion de garantie sur la pathologie neuropsychique ne signifie pas que l'emprunteur est sans protection. Il reste couvert pour tous les sinistres non liés à cette pathologie, ce qui représente la grande majorité des risques sur la durée d'un prêt. Toutefois, pour un emprunteur dont la pathologie psychiatrique constitue le principal facteur de risque d'incapacité professionnelle, cette exclusion peut significativement réduire la valeur protectrice du contrat. Dans ce cas, le recours à un assureur proposant des conditions moins restrictives via la délégation d'assurance mérite d'être sérieusement exploré.

Le concept du rachat d'exclusion de garantie pour les troubles psy

Le rachat d'exclusion de garantie est un mécanisme contractuel méconnu qui peut permettre à certains emprunteurs de lever partiellement ou totalement une exclusion initialement appliquée sur leur affection neuropsychique. Ce dispositif mérite d'être connu et envisagé dans une stratégie d'optimisation de la couverture.

Qu'est-ce que le rachat d'exclusion et dans quels cas est-il possible ?

Le rachat d'exclusion de garantie consiste à négocier avec l'assureur la levée d'une exclusion initialement appliquée, moyennant une surprime complémentaire. Cette démarche est possible lorsque la situation médicale a évolué favorablement depuis la souscription initiale : stabilisation prolongée de la pathologie, absence de rechute documentée sur plusieurs années, arrêt des traitements médicamenteux ou réduction significative des doses, absence d'hospitalisation récente. Elle implique de soumettre un nouveau dossier médical actualisé au médecin-conseil de l'assureur, qui évaluera si les conditions permettent une réévaluation du niveau de risque.

La procédure à suivre pour demander un rachat d'exclusion

Pour engager une demande de rachat d'exclusion, l'emprunteur doit en premier lieu constituer un dossier médical solide documentant l'amélioration de sa situation clinique. Ce dossier comprend généralement une attestation récente du psychiatre ou neurologue référent précisant la stabilisation de la pathologie, les résultats de bilans médicaux récents, et si possible une évaluation du retentissement fonctionnel actuel confirmant l'absence d'impact sur la capacité professionnelle. La demande est ensuite adressée à l'assureur, qui dispose d'un délai pour rendre sa décision après instruction du dossier par son médecin-conseil.

Les alternatives au rachat d'exclusion en cas de refus

Si la demande de rachat d'exclusion est refusée ou si les conditions proposées restent défavorables, deux alternatives méritent d'être explorées. La délégation d'assurance permet de solliciter un autre assureur dont la politique de souscription est potentiellement plus favorable pour le profil concerné : certains assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé peuvent accorder des conditions sans exclusion là où d'autres ont refusé. La Convention AERAS peut également être activée pour obtenir un réexamen structuré du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs.

Comment être assuré et trouver des solutions adaptées malgré une affection neuropsychique ?

Trouver une assurance de prêt immobilier adaptée malgré une affection neuropsychique demande une approche structurée, combinant préparation médicale rigoureuse et connaissance des dispositifs disponibles.

Les solutions selon le profil et la sévérité de la pathologie

Le tableau ci-dessous récapitule les principales solutions disponibles selon le profil médical de l'emprunteur et les conditions d'accès associées :

Profil médicalSolution recommandéeConditions d'accès
Épisode unique résolu, sans traitement en cours Assurance standard ou avec surprime légère Déclaration sincère, attestation médicale de stabilisation
Pathologie chronique stabilisée (dépression récurrente, anxiété) Contrat individuel via délégation d'assurance Dossier médical complet, possible exclusion ITT ciblée
Trouble bipolaire ou schizophrénie stabilisés Convention AERAS + contrats spécialisés Suivi psychiatrique régulier, absence d'hospitalisation récente
Pathologie neurologique chronique (SEP, épilepsie) Convention AERAS + délégation d'assurance Bilan neurologique récent, traitement efficace documenté
Prêt ≤ 200 000 € avec terme avant 60 ans Loi Lemoine (dispense de questionnaire) Conditions du prêt conformes aux seuils légaux

L'importance de valoriser la stabilité de sa situation médicale

Pour obtenir les meilleures conditions possibles, il est essentiel de présenter son dossier médical de façon à mettre en évidence la stabilité de la pathologie neuropsychique. Une attestation récente du psychiatre ou du neurologue référent confirmant l'absence de décompensation, la bonne compliance au traitement et l'absence d'impact sur la vie professionnelle constitue un élément déterminant. Plus le tableau clinique présenté est rassurant et documenté, plus les conditions proposées seront proches des conditions standard du marché.

Ne pas hésiter à solliciter plusieurs assureurs en parallèle

Chaque assureur applique sa propre grille d'évaluation des pathologies neuropsychiques, et les décisions peuvent varier significativement d'un établissement à l'autre pour un même profil. Solliciter plusieurs assureurs via la délégation d'assurance permet de comparer non seulement les tarifs, mais aussi l'étendue des garanties accordées, la nature des exclusions éventuelles et les délais de carence appliqués. Pour les affections neuropsychiques, dont la perception du risque varie fortement selon la politique de souscription de chaque compagnie, cette mise en concurrence est particulièrement recommandée.

L'intérêt de la délégation d'assurance de prêt en cas de profil neuropsychique

La délégation d'assurance constitue l'un des leviers les plus efficaces pour un emprunteur présentant une affection neuropsychique. Ce mécanisme légal offre une liberté de choix qui peut se traduire par des conditions significativement meilleures que celles proposées par le contrat groupe de la banque prêteuse.

Pourquoi les contrats individuels sont souvent plus favorables

Les contrats groupe proposés par les établissements bancaires appliquent des grilles tarifaires standardisées qui mutualisent les risques entre un grand nombre d'assurés. Cette mutualisation, si elle est favorable aux profils standard, tend à pénaliser les emprunteurs présentant des pathologies atypiques comme les affections neuropsychiques. Les contrats individuels, accessibles via la délégation d'assurance, permettent une évaluation médicale plus fine et personnalisée du risque. Certains assureurs spécialisés dans les profils médicaux complexes proposent des conditions nettement plus favorables pour les troubles psychiatriques stabilisés ou les pathologies neurologiques bien contrôlées.

Le droit de changer d'assurance à tout moment pendant le prêt

La délégation d'assurance s'exerce à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités, à la seule condition que les garanties du nouveau contrat soient au moins équivalentes à celles exigées par la banque. Cette flexibilité est particulièrement précieuse pour un emprunteur dont la situation psychiatrique ou neurologique évolue : si l'état de santé s'améliore significativement après la souscription initiale, il est possible de renégocier les conditions du contrat en présentant un dossier médical actualisé et d'accéder à des tarifs plus avantageux ou à la levée d'exclusions initialement appliquées.

Comment comparer efficacement les offres disponibles

La comparaison des offres d'assurance de prêt pour un profil neuropsychique ne doit pas se limiter au montant de la prime. La définition contractuelle des garanties - notamment celle de l'ITT - la portée exacte des exclusions éventuelles, les délais de franchise et les conditions de révision du contrat sont des paramètres tout aussi déterminants. Un contrat légèrement plus onéreux mais sans exclusion sur la pathologie psychiatrique peut s'avérer bien plus protecteur qu'un contrat moins cher assorti d'une exclusion large sur les troubles neuropsychiques.

Que faire en cas de refus d'assurance de prêt pour raisons psychiatriques ?

Un refus d'assurance de prêt pour raisons psychiatriques est une situation difficile mais jamais définitive. Plusieurs recours structurés permettent de contourner ce refus et de trouver une solution adaptée.

Activer la Convention AERAS pour un réexamen approfondi

La Convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) constitue le premier recours institutionnel en cas de refus. Elle impose aux assureurs un examen progressif du dossier à trois niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils de plus en plus spécialisés. Ce mécanisme garantit qu'aucune demande ne sera définitivement rejetée sans avoir fait l'objet d'un examen approfondi. Un mécanisme d'écrêtement des surprimes peut également s'appliquer pour les emprunteurs aux revenus modestes, afin que le coût de l'assurance ne compromette pas la viabilité économique du projet immobilier.

Solliciter des assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé

Tous les assureurs n'ont pas la même approche des pathologies neuropsychiques. Certains établissements sont spécialisés dans l'évaluation des risques médicaux complexes et disposent d'une expertise interne permettant une analyse plus fine et plus favorable des dossiers psychiatriques ou neurologiques. Solliciter ces acteurs spécialisés via la délégation d'assurance peut permettre d'obtenir une couverture là où les assureurs généralistes ont refusé, parfois sans surprime excessive ni exclusion disproportionnée.

Envisager les garanties de substitution en dernier recours

Si aucune solution d'assurance conventionnelle ne peut être trouvée, le prêteur peut dans certains cas accepter des garanties de substitution partielles ou totales. Le nantissement d'un contrat d'assurance-vie, d'une épargne significative ou d'un portefeuille de valeurs mobilières peut constituer une alternative à l'assurance décès-invalidité, permettant à l'établissement prêteur de sécuriser son risque par un autre mécanisme. Ces options méritent d'être discutées directement avec l'établissement prêteur avant d'envisager d'abandonner le projet immobilier.

FAQ : Vos questions sur l'assurance emprunteur et les troubles neuropsychiques

Faut-il déclarer un épisode dépressif passé dans le questionnaire de santé ?

Oui, dès lors que l'épisode dépressif a fait l'objet d'un diagnostic médical, d'un traitement médicamenteux ou d'arrêts de travail, il doit être déclaré si le questionnaire de santé pose des questions sur les affections psychiatriques ou les traitements passés. La seule exception concerne les prêts éligibles à la dispense de questionnaire médical prévue par la loi Lemoine. En dehors de ce cadre, omettre volontairement cet antécédent constitue une fausse déclaration susceptible d'entraîner la nullité du contrat.

Les troubles anxieux légers entraînent-ils systématiquement une surprime ?

Non, pas systématiquement. Un trouble anxieux léger, ponctuel, traité par une thérapie brève sans traitement médicamenteux lourd et sans arrêt de travail significatif, peut être accordé aux conditions standard par de nombreux assureurs. Les surprimes et les exclusions s'appliquent davantage aux formes chroniques, invalidantes ou associées à des hospitalisations répétées. La décision varie selon les assureurs et le profil clinique précis, ce qui justifie de solliciter plusieurs établissements en parallèle.

La schizophrénie empêche-t-elle d'obtenir une assurance de prêt ?

Non, même si l'accès à l'assurance est plus complexe pour cette pathologie. Un profil en rémission stable, suivi régulièrement par un psychiatre et sans hospitalisation récente, peut accéder à une couverture via la Convention AERAS ou auprès d'assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé. Les conditions proposées incluront probablement une surprime et/ou des exclusions ciblées sur certaines garanties, mais un refus définitif n'est pas inéluctable.

La loi Lemoine s'applique-t-elle aux personnes souffrant de troubles psychiatriques ?

Oui, comme pour tout emprunteur. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et dont le terme intervient avant les 60 ans de l'assuré. Dans ce cadre, l'affection neuropsychique n'a pas à être déclarée et l'accès à l'assurance se fait dans les mêmes conditions qu'un emprunteur en parfaite santé, quelle que soit la sévérité de la pathologie.

Un arrêt de travail pour dépression affecte-t-il l'accès à l'assurance emprunteur ?

Oui, les antécédents d'arrêts de travail liés à une pathologie neuropsychique sont pris en compte dans l'évaluation du risque, en particulier pour les garanties ITT et IPT. Un arrêt de travail long ou répété pour dépression majeure peut conduire à l'application d'une exclusion ciblée ou d'une surprime sur ces garanties. Un arrêt court et ancien, sans récidive depuis plusieurs années, aura un impact plus limité sur les conditions proposées.

Peut-on lever une exclusion psychiatrique après stabilisation de la pathologie ?

Oui, via le mécanisme du rachat d'exclusion de garantie. Si la situation médicale s'est améliorée significativement depuis la souscription - stabilisation prolongée, absence de rechute, arrêt ou réduction des traitements, aucune hospitalisation récente - il est possible de soumettre un nouveau dossier médical à l'assureur pour demander la levée de l'exclusion. Le médecin-conseil réévaluera le niveau de risque et pourra proposer la suppression ou la réduction de l'exclusion, éventuellement moyennant une surprime complémentaire.

Quelles garanties peut-on obtenir avec un trouble bipolaire de type II ?

Le trouble bipolaire de type II, caractérisé par des épisodes hypomaniaques et dépressifs, présente un profil de risque moins sévère que le type I. En rémission stabilisée sous traitement thymorégulateur bien toléré et sans hospitalisation récente, il est généralement possible d'obtenir les garanties décès et PTIA, souvent avec une surprime. Les garanties ITT et IPT peuvent être accordées avec une exclusion ciblée sur les arrêts de travail liés aux manifestations bipolaires, ou avec une surprime si l'historique professionnel est favorable. La délégation d'assurance permet d'identifier les offres les plus compétitives pour ce profil.

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