Assurance de prêt immobilier maladie de Hodgkin

✍ Les points à retenir
- La maladie de Hodgkin est l'un des cancers aux meilleurs taux de guérison dépassant quatre-vingt-cinq pour cent à dix ans, ce qui en fait un profil oncologique favorable pour l'assurance.
- Les assureurs évaluent principalement le stade initial selon la classification Ann Arbor, le traitement reçu, la durée de rémission sans rechute et l'absence de séquelles thérapeutiques.
- Le droit à l'oubli permet de ne plus déclarer cet antécédent oncologique passé un certain délai depuis la fin du traitement, permettant l'accès aux conditions standard.
- La loi Lemoine supprime le questionnaire médical pour les prêts de moins de 200 000 € avec terme avant 60 ans, permettant une souscription sans déclaration.
- La délégation d'assurance vers des assureurs spécialisés en oncologie permet d'obtenir une évaluation nuancée et des conditions mieux adaptées au profil de guérison.
Assurance emprunteur et maladie de Hodgkin : l'essentiel à retenir
Souscrire une assurance de prêt immobilier avec un antécédent de maladie de Hodgkin est une démarche qui soulève des questions légitimes, mais qui est loin d'être sans issue. Ce lymphome hodgkinien, qui touche principalement les adultes jeunes, est aujourd'hui l'un des cancers aux meilleurs taux de guérison grâce aux protocoles de chimiothérapie et de radiothérapie modernes. Son impact sur les conditions d'assurance dépend avant tout du stade initial, du traitement reçu, du délai écoulé depuis la fin du protocole et de l'existence ou non de séquelles thérapeutiques.
Un lymphome au pronostic parmi les plus favorables en oncologie
La maladie de Hodgkin se distingue parmi les pathologies oncologiques par ses taux de guérison exceptionnellement élevés, dépassant souvent quatre-vingt-cinq pour cent à dix ans pour les formes localisées. Cette réalité médicale a progressivement conduit les assureurs et le cadre conventionnel à faire évoluer leurs pratiques d'évaluation. Un emprunteur en rémission complète depuis plusieurs années après un traitement efficace peut espérer accéder à une assurance de prêt dans des conditions raisonnables, voire favorables selon son profil précis.
Ce que les assureurs évaluent en priorité
Face à un dossier mentionnant une maladie de Hodgkin, le médecin-conseil analyse plusieurs paramètres déterminants : le stade de la maladie au moment du diagnostic (stades I à IV selon la classification Ann Arbor), le traitement reçu et ses éventuelles séquelles, le délai écoulé depuis la fin du protocole thérapeutique, l'existence d'une rémission complète documentée et l'absence de rechute. Ces éléments déterminent si le dossier peut bénéficier du droit à l'oubli ou s'il nécessite une évaluation médicale approfondie via la Convention AERAS.
Les dispositifs légaux qui protègent les emprunteurs concernés
Plusieurs mécanismes légaux encadrent l'accès à l'assurance de prêt pour les personnes ayant été atteintes de la maladie de Hodgkin. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur avec un terme avant 60 ans. Le droit à l'oubli, intégré à la grille de référence AERAS, permet dans certaines conditions de ne plus avoir à déclarer cet antécédent oncologique. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels pour les emprunteurs en rémission.
Comprendre la maladie de Hodgkin : lymphome, stades et traitements
La compréhension médicale de la maladie de Hodgkin est indispensable pour anticiper l'évaluation du médecin-conseil et préparer un dossier médical précis et valorisant.
Nature et caractéristiques du lymphome hodgkinien
La maladie de Hodgkin est un lymphome malin qui prend naissance dans le système lymphatique, principalement à partir de cellules B anormales appelées cellules de Reed-Sternberg, caractéristiques de cette pathologie. Elle se manifeste typiquement par des adénopathies indolores - le plus souvent cervicales, axillaires ou médiastinales - parfois associées à des signes généraux : fièvre, sueurs nocturnes et perte de poids inexpliquée, constituant les signes B de mauvais pronostic. Cette maladie touche préférentiellement les adultes jeunes entre 15 et 35 ans, avec un second pic de fréquence après 55 ans, ce qui explique que de nombreux emprunteurs rencontrent cette question au moment de leur premier achat immobilier.
Les stades de la classification Ann Arbor et leur importance pronostique
La classification Ann Arbor, utilisée pour stadifier la maladie de Hodgkin, détermine l'étendue de l'atteinte ganglionnaire et extragranglionnaire :
- Stade I : atteinte d'une seule région ganglionnaire ou d'un seul site extralymphatique localisé.
- Stade II : atteinte de deux régions ganglionnaires ou plus du même côté du diaphragme.
- Stade III : atteinte de régions ganglionnaires des deux côtés du diaphragme.
- Stade IV : atteinte disséminée d'un ou plusieurs organes extralymphatiques avec ou sans atteinte ganglionnaire.
Ce stade initial constitue le principal paramètre pronostique et l'un des éléments les plus déterminants dans l'évaluation du risque par les assureurs. Les stades I et II présentent des taux de guérison nettement supérieurs aux stades III et IV, ce qui se reflète directement dans les conditions d'assurance proposées.
Les traitements et leurs implications pour le dossier médical
Le traitement de référence de la maladie de Hodgkin repose principalement sur la chimiothérapie par protocole ABVD (adriamycine, bléomycine, vinblastine, dacarbazine) ou BEACOPP pour les formes avancées, souvent complétée par une radiothérapie pour les formes localisées. Ces traitements sont efficaces mais peuvent laisser des séquelles à long terme - cardiotoxicité de l'adriamycine, pneumotoxicité de la bléomycine, risque de cancer secondaire induit par la radiothérapie - que le médecin-conseil intègrera dans son évaluation du risque résiduel. Un bilan de surveillance récent attestant de l'absence de séquelle significative constitue un élément valorisant du dossier.
Pourquoi la maladie de Hodgkin est-elle analysée par le médecin-conseil ?
Malgré son excellent pronostic global, la maladie de Hodgkin fait l'objet d'une analyse médicale spécifique lors de l'évaluation d'un dossier d'assurance de prêt pour plusieurs raisons précises.
Un risque résiduel de rechute sur la durée du prêt
Même après une rémission complète bien documentée, un risque de rechute persiste, particulièrement dans les premières années suivant la fin du traitement. Ce risque, bien que diminuant progressivement avec le temps, n'est jamais totalement nul sur la durée d'un prêt immobilier de quinze à vingt-cinq ans. Le médecin-conseil évalue ce risque de rechute en fonction du stade initial, du traitement reçu, du délai depuis la fin du protocole et de la durée de la rémission documentée. Plus ce délai est long et la rémission bien établie, plus le risque résiduel est faible et les conditions d'assurance favorables.
Les séquelles thérapeutiques comme facteur de risque additionnel
Les traitements de la maladie de Hodgkin, bien qu'efficaces, peuvent induire des séquelles à long terme qui majorent le profil de risque global de l'emprunteur. La cardiotoxicité des anthracyclines (adriamycine) peut se manifester par une cardiomyopathie dilatée à distance du traitement. La pneumotoxicité de la bléomycine peut entraîner une fibrose pulmonaire. La radiothérapie médiastinale est associée à un risque accru de cardiopathie coronarienne et de cancers secondaires pulmonaires ou mammaires à long terme. Ces risques de séquelles tardives expliquent pourquoi le médecin-conseil évalue non seulement la maladie de Hodgkin elle-même, mais aussi les traitements reçus et leur potentiel délétère à long terme.
Un profil oncologique globalement favorable comparé à d'autres cancers
Il est important de noter que, comparativement à de nombreuses autres pathologies oncologiques, la maladie de Hodgkin présente un profil de risque actuariel relativement favorable grâce à ses taux de guérison élevés. Les assureurs disposent de données épidémiologiques robustes sur l'évolution à long terme de cette maladie, ce qui leur permet de formuler des conditions d'assurance plus nuancées et moins systématiquement défavorables que pour d'autres cancers au pronostic plus réservé. Cette réalité statistique favorable est un argument médical que l'emprunteur peut mettre en avant dans son dossier.
Maladie de Hodgkin : que faut-il déclarer dans le questionnaire de santé ?
La déclaration de la maladie de Hodgkin dans le questionnaire de santé est une étape incontournable qui doit être abordée avec précision et sincérité. Sa qualité conditionne directement la validité du contrat et la pertinence de l'évaluation médicale.
L'obligation légale de sincérité et ses implications contractuelles
Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle, même partielle, peut entraîner la nullité du contrat et priver l'emprunteur de toute indemnisation en cas de sinistre. La maladie de Hodgkin, pathologie oncologique diagnostiquée et traitée, doit être déclarée dès lors que le questionnaire porte sur les antécédents de cancer ou de maladie grave, sauf si le droit à l'oubli est acquis ou si le prêt est éligible à la dispense de questionnaire médical prévue par la loi Lemoine. L'exception liée au droit à l'oubli est particulièrement pertinente pour cette pathologie, compte tenu de ses bons taux de guérison.
Les informations médicales à préparer avant de remplir le questionnaire
Pour renseigner le questionnaire avec précision et permettre une évaluation médicale optimale, il est conseillé de rassembler les éléments suivants en amont :
- La date du diagnostic et le stade de la maladie selon la classification Ann Arbor (I, II, III ou IV).
- Le type histologique (lymphome hodgkinien classique ou à prédominance lymphocytaire nodulaire).
- Le protocole de traitement reçu (ABVD, BEACOPP, radiothérapie) et la date de fin de traitement.
- Les résultats de la TEP-scanner (PET scan) confirmant la rémission complète.
- La durée de la rémission sans rechute documentée.
- Les éventuelles séquelles thérapeutiques et leur prise en charge actuelle.
- Les résultats des derniers bilans de surveillance cardiologique et pulmonaire si des traitements cardio ou pneumotoxiques ont été reçus.
Le rôle de l'oncologue référent dans la préparation du dossier
Préparer la déclaration en concertation avec son oncologue ou son hématologue référent est fortement recommandé. Une attestation médicale récente et détaillée, précisant le stade initial de la maladie de Hodgkin, le protocole thérapeutique suivi, la rémission complète documentée par imagerie, la durée sans rechute et l'absence de séquelle significative, constitue un élément de dossier déterminant. Ce courrier médical permet au médecin-conseil de l'assureur de formuler une décision nuancée et adaptée au profil réel de l'emprunteur.
Quelles garanties d'assurance (DC, PTIA, ITT) en cas de maladie de Hodgkin ?
Les garanties proposées dans le cadre d'une assurance de prêt avec un antécédent de maladie de Hodgkin sont identiques dans leur nature à celles d'un contrat standard. Leur étendue et leurs conditions d'application sont modulées en fonction du profil oncologique et thérapeutique de l'emprunteur.
Les garanties socles et leur accessibilité selon le profil oncologique
La garantie décès (DC) et la garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) constituent le socle minimal exigé par tout établissement prêteur. Pour un antécédent de maladie de Hodgkin de stade I ou II en rémission complète depuis plusieurs années sans rechute et sans séquelle thérapeutique significative, ces garanties peuvent être accordées avec une surprime modérée ou même aux conditions standard si le droit à l'oubli est applicable. Pour les stades III et IV ou les formes avec séquelles thérapeutiques importantes, des conditions plus restrictives s'appliquent.
La garantie ITT et ses spécificités en contexte oncologique
La garantie Incapacité Temporaire Totale de travail (ITT) peut faire l'objet d'exclusions temporaires ou permanentes portant sur les arrêts de travail directement liés à un éventuel rechute de la maladie de Hodgkin ou à ses séquelles thérapeutiques. Pour les profils en rémission prolongée sans séquelle significative, cette garantie est généralement accordée dans des conditions proches du standard, avec une exclusion résiduelle limitée à la pathologie oncologique et ses complications directes.
Le tableau ci-dessous récapitule les principales garanties, leur objet et les modalités d'application habituelles en présence d'un antécédent de maladie de Hodgkin :
| Garantie | Objet de la couverture | Modalités en cas de maladie de Hodgkin |
|---|---|---|
| Décès (DC) | Remboursement du capital restant dû en cas de décès | Accordée, surprime variable selon stade initial et délai de rémission |
| PTIA | Prise en charge en cas de perte totale d'autonomie | Accordée, possible délai de carence selon profil clinique |
| ITT | Indemnisation en cas d'arrêt de travail temporaire | Possible exclusion ciblée sur rechute et séquelles thérapeutiques |
| IPT | Couverture en cas d'invalidité permanente totale | Variable selon séquelles cardiaques ou pulmonaires des traitements |
| IPP | Couverture en cas d'invalidité permanente partielle | Accordée selon profil, possible exclusion pour séquelles thérapeutiques |
L'importance de comparer les définitions contractuelles des garanties
La comparaison des contrats doit porter non seulement sur les tarifs mais aussi sur la portée exacte des exclusions proposées. L'étendue des exclusions liées à la maladie de Hodgkin varie considérablement d'un assureur à l'autre : certains excluent uniquement les sinistres directement liés à une rechute du lymphome, d'autres étendent l'exclusion aux séquelles thérapeutiques cardiovasculaires ou pulmonaires. Cette différence peut avoir des répercussions importantes sur l'effectivité de la couverture en cas de sinistre à long terme.
Quelle sera la décision de l'assureur en cas de maladie de Hodgkin ?
Après instruction du dossier médical, le médecin-conseil de l'assureur peut rendre différentes décisions selon le profil oncologique précis de l'emprunteur. Comprendre ces décisions possibles permet d'anticiper et de se préparer efficacement.
L'acceptation aux conditions standard ou avec surprime modérée
Pour les profils les plus favorables - maladie de Hodgkin de stade I ou II diagnostiquée à un jeune âge, traitée efficacement par protocole ABVD, en rémission complète depuis plusieurs années sans rechute, sans séquelle thérapeutique significative et éligible au droit à l'oubli - l'assureur peut proposer une couverture aux conditions standard ou avec une surprime très modérée. Ces conditions favorables représentent aujourd'hui une réalité accessible pour de nombreux emprunteurs grâce à l'évolution de la grille de référence AERAS et à la prise en compte des progrès thérapeutiques.
Les surprimes et exclusions pour les formes plus sévères ou récentes
Pour les profils présentant un stade III ou IV, une rechute documentée, une rémission récente de moins de cinq ans ou des séquelles thérapeutiques cardio-pulmonaires significatives, l'assureur proposera généralement une surprime plus importante et des exclusions ciblées sur les garanties ITT et IPP. Ces conditions, bien que moins favorables, permettent tout de même d'accéder à une couverture d'assurance et donc à la réalisation du projet immobilier, contrairement à ce qui pouvait prévaloir dans le passé.
Le refus et les recours disponibles
Un refus au premier niveau d'analyse n'est jamais définitif. La Convention AERAS impose un réexamen progressif du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs. Des assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé peuvent proposer des solutions là où des assureurs généralistes ont refusé. Dans les situations les plus complexes - rechute récente, maladie de Hodgkin réfractaire aux traitements standards - des garanties de substitution peuvent être envisagées en accord avec l'établissement prêteur.
Loi Lemoine et Droit à l'oubli : vos solutions pour assurer votre prêt
Pour les personnes ayant été atteintes de la maladie de Hodgkin, deux dispositifs légaux constituent des leviers particulièrement puissants pour accéder à une assurance de prêt dans des conditions favorables.
La loi Lemoine : la dispense de questionnaire médical
La loi Lemoine représente la solution la plus directement accessible pour de nombreux emprunteurs. Lorsque le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et que le terme du prêt intervient avant le 60e anniversaire de l'assuré, le questionnaire médical est totalement supprimé. Dans ce cadre, la maladie de Hodgkin n'a pas à être déclarée, aucune surprime ne peut être appliquée pour motif médical et l'assurance est accordée aux conditions standard. Ce dispositif est particulièrement favorable pour les emprunteurs jeunes dont le projet immobilier entre dans ces critères.
Le droit à l'oubli : ne plus déclarer son antécédent oncologique
Le droit à l'oubli est probablement le dispositif le plus transformateur pour les anciens patients de la maladie de Hodgkin. Il permet de ne plus déclarer cet antécédent oncologique dans le questionnaire de santé passé un certain délai depuis la fin du protocole thérapeutique, défini par la grille de référence AERAS. Pour la maladie de Hodgkin, ce délai a été progressivement réduit au fil des révisions de la grille, reflétant la reconnaissance des excellents taux de guérison de ce lymphome. Lorsque ce droit est acquis, l'emprunteur accède à une assurance de prêt dans les mêmes conditions qu'une personne sans antécédent oncologique.
La délégation d'assurance pour optimiser les conditions obtenues
En complément de ces dispositifs, la délégation d'assurance permet de choisir librement un contrat auprès d'un assureur externe à la banque prêteuse, à tout moment pendant la durée du prêt et sans frais ni pénalités. Cette liberté contractuelle est précieuse : si le droit à l'oubli est acquis après la souscription initiale, l'emprunteur peut renégocier son contrat pour bénéficier des conditions standard sans surprime. Cette possibilité de révision en cours de prêt représente un levier d'optimisation financière à ne pas négliger.
Maladie de Hodgkin : vers quelle assurance de prêt se tourner ?
Face à la diversité des offres disponibles et à la spécificité du profil médical lié à la maladie de Hodgkin, identifier l'assurance de prêt la mieux adaptée demande une approche structurée et une connaissance précise des options disponibles.
Vérifier son éligibilité au droit à l'oubli avant toute démarche
La première étape, avant d'engager toute démarche d'assurance, est de vérifier si le droit à l'oubli est applicable à sa situation. La consultation de la grille de référence AERAS en vigueur permet de connaître le délai exact applicable à la maladie de Hodgkin selon le stade initial et le protocole thérapeutique reçu. Si ce droit est acquis, l'emprunteur peut aborder les démarches d'assurance sans avoir à mentionner son antécédent oncologique, ce qui simplifie considérablement le parcours et ouvre l'accès aux conditions standard du marché.
Cibler les assureurs spécialisés dans les risques oncologiques
Tous les assureurs n'adoptent pas la même approche face aux antécédents de maladie de Hodgkin. Certains établissements spécialisés dans les risques aggravés de santé disposent d'une expertise médicale spécifique en oncologie hématologique et de grilles tarifaires mieux adaptées aux profils de lymphome hodgkinien guéri. Solliciter ces acteurs spécialisés, en parallèle des démarches classiques, peut conduire à des conditions nettement plus favorables que celles proposées par des assureurs généralistes dont l'approche des antécédents oncologiques est moins nuancée.
Préparer un dossier médical complet pour valoriser le profil de guérison
La qualité du dossier médical présenté aux assureurs est déterminante. Il ne s'agit pas seulement de déclarer l'antécédent de maladie de Hodgkin, mais de le contextualiser favorablement : stade initial favorable, rémission complète documentée par TEP-scanner, longue durée sans rechute, absence de séquelle thérapeutique significative confirmée par des bilans cardiologiques et pulmonaires normaux. Ce dossier médical complet et valorisant permet au médecin-conseil de formuler une décision nuancée, adaptée au profil réel de l'emprunteur plutôt qu'à une évaluation forfaitaire défavorable.
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Face à la complexité d'un dossier médical impliquant un antécédent de maladie de Hodgkin, s'appuyer sur un expert capable d'analyser l'ensemble du marché et de défendre votre profil auprès des assureurs change concrètement la nature des conditions obtenues.
Une expertise reconnue en oncologie hématologique
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Une mise en concurrence réelle des offres spécialisées
Plutôt que de se limiter au contrat groupe proposé par la banque prêteuse, BoursedesCrédits analyse en parallèle plusieurs contrats individuels auprès d'assureurs spécialisés dans les risques oncologiques. Cette mise en concurrence permet d'identifier des couvertures plus compétitives, avec des surprimes maîtrisées et des exclusions moins restrictives, tout en respectant les exigences minimales de l'établissement prêteur. Chaque dossier est traité de façon personnalisée, tenant compte du profil oncologique précis et du recul depuis la fin du traitement.
Un accompagnement global de la demande jusqu'à la signature
Du premier échange jusqu'à la validation définitive du contrat, BoursedesCrédits assure un suivi continu et réactif. Les conseillers guident l'emprunteur dans la constitution de son dossier médical oncologique, l'aident à identifier si le droit à l'oubli est applicable à sa situation et activent, si nécessaire, les recours disponibles via la Convention AERAS. Cet accompagnement global sécurise chaque étape du parcours et permet de concrétiser sereinement son projet immobilier, même avec un antécédent de maladie de Hodgkin.
FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance de prêt et maladie de Hodgkin
Peut-on obtenir une assurance de prêt avec un antécédent de maladie de Hodgkin ?
Oui, absolument. La maladie de Hodgkin est l'un des cancers aux meilleurs taux de guérison, et les conditions d'accès à l'assurance de prêt pour les anciens patients ont considérablement évolué. Selon le stade initial, le délai écoulé depuis la fin du traitement et l'absence de rechute, il est possible d'accéder à une assurance de prêt avec une surprime modérée, voire aux conditions standard si le droit à l'oubli est applicable. La Convention AERAS et la loi Lemoine offrent des dispositifs complémentaires pour faciliter cet accès.
Qu'est-ce que le droit à l'oubli et comment s'applique-t-il à la maladie de Hodgkin ?
Le droit à l'oubli permet à un emprunteur en rémission de ne plus déclarer son antécédent de maladie de Hodgkin dans le questionnaire de santé, passé un délai défini depuis la fin du protocole thérapeutique et en l'absence de rechute. Ce délai est précisé dans la grille de référence AERAS, régulièrement mise à jour pour tenir compte des progrès médicaux. Lorsque ce droit est acquis, l'emprunteur accède à une assurance dans les mêmes conditions qu'une personne sans antécédent oncologique, sans surprime ni exclusion liée à cet antécédent.
Le stade de la maladie de Hodgkin influence-t-il les conditions d'assurance ?
Oui, significativement. Les stades I et II, localisés et associés à des taux de guérison très élevés, conduisent à des conditions d'assurance généralement plus favorables que les stades III et IV. Un stade I ou II en rémission complète depuis plusieurs années peut accéder à une couverture avec une surprime très modérée ou, si le droit à l'oubli est acquis, aux conditions standard. Les stades avancés nécessitent généralement une évaluation plus approfondie et peuvent conduire à des conditions plus restrictives, bien qu'elles ne soient pas pour autant rédhibitoires.
Les séquelles des traitements (cardiotoxicité, pneumotoxicité) impactent-elles l'assurance ?
Oui, les séquelles thérapeutiques sont évaluées séparément de la maladie de Hodgkin elle-même. Une cardiotoxicité de l'adriamycine ayant conduit à une cardiomyopathie, ou une pneumotoxicité de la bléomycine ayant entraîné une fibrose pulmonaire, modifient le profil de risque global de l'emprunteur. Le médecin-conseil analysera ces complications en tenant compte de leur sévérité et de leur prise en charge actuelle. Des bilans cardiologiques et pulmonaires récents attestant de l'absence de séquelle significative sont des éléments valorisants du dossier.
La loi Lemoine s'applique-t-elle aux personnes ayant eu une maladie de Hodgkin sévère ?
Oui, sans distinction de stade ni de sévérité. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et dont le terme intervient avant les 60 ans de l'assuré. Dans ce cadre, même un antécédent de maladie de Hodgkin de stade IV n'a pas à être déclaré, et l'assurance est accordée aux conditions standard. Ce dispositif représente une opportunité importante pour les emprunteurs jeunes dont le projet entre dans ces critères.
Peut-on renégocier son assurance emprunteur quand le droit à l'oubli devient applicable ?
Oui, et c'est fortement conseillé. La délégation d'assurance permet de changer de contrat à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités. Lorsque le délai requis pour le droit à l'oubli est atteint après la souscription initiale, l'emprunteur peut renégocier son contrat d'assurance pour accéder aux conditions standard, sans surprime ni exclusion liée à son antécédent de maladie de Hodgkin. Cette renégociation peut générer des économies significatives sur la durée restante du prêt.
Quels examens médicaux peuvent être demandés par l'assureur pour la maladie de Hodgkin ?
Selon le profil médical déclaré, l'assureur peut demander des pièces complémentaires : comptes-rendus de traitement et protocoles reçus, résultats du TEP-scanner confirmant la rémission complète, bilan cardiologique récent (échocardiographie) si un traitement par anthracyclines a été reçu, épreuves fonctionnelles respiratoires si un traitement par bléomycine ou une radiothérapie médiastinale a été réalisé, et attestation de l'oncologue ou de l'hématologue référent précisant le stade initial, la rémission complète et la durée sans rechute.
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