Assurance de prêt immobilier problème de hanche

✍ Les points à retenir
- Les pathologies de hanche recouvrent des situations médicales aux implications assurantielles très différentes selon leur sévérité et leur retentissement fonctionnel documenté.
- Le risque d'incapacité professionnelle constitue la préoccupation principale des assureurs et varie considérablement selon le type de profession physiquement exigeante exercée.
- Une prothèse totale de hanche avec excellent résultat fonctionnel documenté et stabilité post-opératoire est généralement bien acceptée par les assureurs aux conditions standard.
- La définition contractuelle de la garantie ITT comme impossibilité d'exercer sa propre profession plutôt qu'une activité quelconque offre une couverture plus favorable pour la hanche.
- Une coxarthrose légère à modérée bien contrôlée sous traitement sans arrêt de travail documenté peut souvent accéder à l'assurance sans exclusion spécifique sur l'ITT.
Assurance de prêt immobilier et problèmes de hanche : ce qu'il faut retenir
Souscrire une assurance de prêt immobilier avec un problème de hanche soulève des questions légitimes chez de nombreux emprunteurs. Les pathologies de la hanche, qu'il s'agisse d'une coxarthrose évoluée, d'une prothèse totale de hanche ou d'une dysplasie congénitale, présentent des profils de risque assurantiel variables selon leur sévérité, leur retentissement fonctionnel et leur impact sur la capacité professionnelle. Dans la grande majorité des cas, une pathologie de la hanche bien prise en charge n'est pas un obstacle rédhibitoire à l'obtention d'une assurance emprunteur.
Des pathologies ostéo-articulaires aux profils assurantiels différents
Le terme de problème de hanche recouvre des situations médicales aux implications assurantielles très différentes. Une coxarthrose légère à modérée sous traitement médical symptomatique, une prothèse totale de hanche (PTH) bien posée avec résultat fonctionnel satisfaisant ou une dysplasie de hanche asymptomatique découverte fortuitement présentent des profils de risque modérés. En revanche, une coxarthrose sévère bilatérale avec invalidité fonctionnelle importante, des complications prothétiques répétées nécessitant des révisions chirurgicales ou une polyarthrose généralisée touchant plusieurs articulations portantes modifient substantiellement l'évaluation assurantielle.
Ce que les assureurs évaluent en priorité
Face à un dossier mentionnant un problème de hanche, le médecin-conseil analyse plusieurs paramètres déterminants : la nature précise de la pathologie, son stade évolutif (selon la classification radiologique de la coxarthrose), le retentissement fonctionnel documenté (périmètre de marche, dépendance aux aides techniques), les traitements reçus ou en cours (médical, chirurgical), les arrêts de travail liés à la pathologie, l'activité professionnelle exercée et les comorbidités associées. Ces éléments constituent le socle de l'évaluation du risque actuariel.
Les dispositifs légaux accessibles aux emprunteurs concernés
Plusieurs mécanismes légaux encadrent l'accès à l'assurance de prêt pour les personnes présentant un problème de hanche. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur avec un terme avant 60 ans. La Convention AERAS garantit un examen structuré et progressif des dossiers médicaux complexes. Ces dispositifs constituent des leviers importants pour les emprunteurs dont le profil ostéo-articulaire est atypique.
Mieux comprendre les problèmes de hanche (coxarthrose, prothèse, dysplasie)
La compréhension médicale des différentes pathologies de la hanche est indispensable pour anticiper les questions du médecin-conseil et préparer un dossier médical précis et valorisant.
La coxarthrose : dégénérescence articulaire progressive
La coxarthrose est la dégénérescence progressive du cartilage de l'articulation de la hanche (coxo-fémorale), conduisant à une destruction progressive du cartilage articulaire, une réaction osseuse sous-chondrale et la formation d'ostéophytes. Elle se manifeste par une douleur mécanique de la hanche, une limitation progressive des amplitudes articulaires et un enraidissement matinal modéré. Sa classification radiologique en quatre stades (de la coxarthrose débutante à la coxarthrose terminale avec pincement articulaire total) guide les décisions thérapeutiques et constitue un élément important de l'évaluation assurantielle. La coxarthrose primitive, sans cause identifiée, est la plus fréquente. La coxarthrose secondaire peut survenir dans le contexte d'une dysplasie de hanche, d'une séquelle de fracture du col fémoral, d'une ostéonécrose de la tête fémorale ou d'une maladie inflammatoire articulaire.
La prothèse totale de hanche : intervention et suites
La prothèse totale de hanche (PTH) est l'intervention chirurgicale de référence pour les coxarthroses évoluées symptomatiques réfractaires au traitement médical. Elle consiste à remplacer la tête fémorale et le cotyle arthrosique par des implants prothétiques (pièce acétabulaire et tête fémorale artificielle), avec des résultats fonctionnels très satisfaisants dans la grande majorité des cas. La récupération fonctionnelle est généralement complète en trois à six mois, permettant la reprise d'activités quotidiennes normales. Pour les assureurs, une prothèse totale de hanche bien posée avec un résultat fonctionnel satisfaisant documenté est généralement bien acceptée. Les complications prothétiques - descellement, infection, luxation récidivante - représentent des éléments aggravants dans l'évaluation assurantielle.
La dysplasie de hanche et les autres pathologies de hanche
La dysplasie de hanche désigne une malformation congénitale ou développementale de l'articulation coxo-fémorale, caractérisée par un défaut de couverture de la tête fémorale par l'acetabulum. Elle prédispose au développement précoce d'une coxarthrose et peut nécessiter une intervention chirurgicale correctrice (ostéotomie) chez l'adulte jeune. D'autres pathologies de hanche méritent d'être distinguées dans le cadre de l'évaluation assurantielle : le conflit fémoroacétabulaire (CFA) ou impingement, la nécrose avasculaire de la tête fémorale (ostéonécrose), les fractures du col fémoral et leurs séquelles, et les coxites inflammatoires dans le cadre d'une spondylarthropathie ou d'une polyarthrite rhumatoïde.
Pourquoi une pathologie de la hanche influence-t-elle votre assurance de prêt ?
Les pathologies de la hanche influencent l'évaluation du risque assurantiel pour des raisons précises liées à leur impact potentiel sur la capacité professionnelle de l'emprunteur.
Un risque d'incapacité professionnelle selon l'activité exercée
La principale préoccupation des assureurs face aux problèmes de hanche est le risque d'incapacité temporaire ou permanente de travail, particulièrement pour les emprunteurs exerçant des professions physiquement exigeantes. Pour un ouvrier du bâtiment, un technicien de surface ou un professionnel de santé nécessitant une station debout prolongée ou des déplacements importants, une coxarthrose sévère ou des complications prothétiques répétées représentent un risque aggravé d'arrêts de travail prolongés activant la garantie ITT. Pour un cadre sédentaire ou un professionnel exerçant en position assise, l'impact sur la capacité professionnelle est généralement plus limité.
Le potentiel évolutif des pathologies dégénératives articulaires
Les pathologies dégénératives comme la coxarthrose présentent un caractère évolutif sur la durée du prêt qui justifie leur évaluation spécifique. Une coxarthrose modérée au moment de la souscription peut évoluer vers des formes plus sévères nécessitant une intervention chirurgicale programmée avec les arrêts de travail associés. Ce potentiel évolutif sur quinze à vingt-cinq ans est intégré dans les modèles d'évaluation actuarielle des assureurs, justifiant des conditions spécifiques pour les formes évolutives documentées.
Les comorbidités associées comme facteurs aggravants
Les problèmes de hanche s'inscrivent souvent dans un contexte médical global incluant d'autres pathologies ostéo-articulaires ou systémiques qui peuvent aggraver le profil de risque assurantiel. Une polyarthrose touchant plusieurs articulations portantes (hanche, genou, rachis), une polyarthrite rhumatoïde ou un rhumatisme psoriasique associé, une obésité majorant les contraintes mécaniques articulaires, ou une ostéoporose augmentant le risque de fractures péri-prothétiques constituent des comorbidités que le médecin-conseil intègre dans son évaluation globale.
Problème de hanche : que faut-il déclarer dans le questionnaire de santé ?
La déclaration d'un problème de hanche dans le questionnaire de santé est une étape incontournable qui doit être abordée avec précision et sincérité. La qualité de cette déclaration conditionne la validité du contrat et l'adéquation de l'évaluation médicale.
L'obligation légale de sincérité et ses implications contractuelles
Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle concernant un problème de hanche, notamment l'omission d'une prothèse totale de hanche ou d'une coxarthrose évoluée sous traitement, peut entraîner la nullité du contrat. La sincérité dans la déclaration est la seule garantie d'une couverture réellement protectrice en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité liée à la pathologie articulaire. En revanche, une douleur de hanche ponctuelle résolue sans suivi médical ni traitement prolongé ne nécessite généralement pas de déclaration spécifique selon les questions posées dans le questionnaire.
Les informations médicales à préparer avant de remplir le questionnaire
Pour renseigner le questionnaire avec précision et permettre une évaluation médicale optimale, il est conseillé de préparer les éléments suivants :
- La nature précise du problème de hanche : coxarthrose (avec son stade radiologique), prothèse totale de hanche (avec date de pose et type d'implant), dysplasie, ostéonécrose ou autre pathologie.
- Les imageries récentes : radiographies de la hanche ou scanner documentant le stade évolutif.
- Les traitements en cours : antalgiques, anti-inflammatoires, traitements de fond pour les arthropathies inflammatoires.
- Les interventions chirurgicales réalisées : arthroplastie, ostéotomie, reprises prothétiques avec leurs dates.
- Les arrêts de travail liés à la pathologie ou à une intervention chirurgicale, avec leurs dates et durées.
- Le retentissement fonctionnel actuel : périmètre de marche, aide technique éventuelle, activité professionnelle maintenue ou adaptée.
Le rôle du rhumatologue ou du chirurgien orthopédiste dans la préparation du dossier
Une attestation médicale récente du rhumatologue ou du chirurgien orthopédiste référent, précisant la pathologie, son stade évolutif, les traitements en place et le retentissement fonctionnel actuel, constitue un élément valorisant du dossier. Ce courrier médical permet au médecin-conseil de l'assureur de contextualiser le problème de hanche dans sa réalité clinique précise, plutôt que de s'appuyer sur le seul libellé diagnostique.
Quelles garanties d'assurance (DC, PTIA, ITT, IPT) avec un problème de hanche ?
Les garanties proposées dans le cadre d'une assurance de prêt avec un problème de hanche sont identiques dans leur nature à celles d'un contrat standard. Leur étendue et leurs conditions d'application sont modulées en fonction de la sévérité de la pathologie et du retentissement professionnel.
Les garanties décès et PTIA généralement accessibles
La garantie décès (DC) et la garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) constituent le socle minimal exigé par tout établissement prêteur. Pour les pathologies de hanche - même les formes évoluées - ces garanties sont généralement accordées aux conditions standard ou avec une surprime très limitée. Les problèmes de hanche, même sévères, ne sont pas associés à une surmortalité significative et ne compromettent pas la capacité à accomplir des actes essentiels de la vie quotidienne dans leurs formes habituelles, ce qui rend l'exclusion de ces garanties socles peu justifiée actuariellement.
La garantie ITT : le point de vigilance central
La garantie Incapacité Temporaire Totale de travail (ITT) est le point de vigilance principal pour les emprunteurs présentant un problème de hanche. C'est sur cette garantie que les assureurs concentrent leur évaluation, en tenant compte du type de profession exercée. Pour les professions physiques, une exclusion de la prise en charge des arrêts de travail directement liés à la pathologie de la hanche est fréquemment proposée. Pour les professions sédentaires, la garantie ITT est plus souvent accordée sans exclusion spécifique. La définition de l'ITT dans le contrat - impossibilité d'exercer toute activité ou impossibilité d'exercer sa propre profession - est un paramètre important à analyser.
Le tableau ci-dessous récapitule les principales garanties, leur objet et les modalités d'application habituelles en présence d'un problème de hanche :
| Garantie | Objet de la couverture | Modalités en cas de problème de hanche |
|---|---|---|
| Décès (DC) | Remboursement du capital restant dû en cas de décès | Accordée aux conditions standard dans la majorité des cas |
| PTIA | Prise en charge en cas de perte totale d'autonomie | Accordée, exclusion possible si invalidité sévère préexistante documentée |
| ITT | Indemnisation en cas d'arrêt de travail temporaire | Possible exclusion ciblée selon profession et sévérité de la pathologie |
| IPT | Couverture en cas d'invalidité permanente totale | Variable selon retentissement fonctionnel et type d'activité professionnelle |
| IPP | Couverture en cas d'invalidité permanente partielle | Possible exclusion pour séquelles directement liées à la pathologie de hanche |
L'importance de la définition contractuelle de l'ITT selon la profession
Pour un emprunteur dont le problème de hanche peut affecter spécifiquement son activité professionnelle, la définition contractuelle de la garantie ITT est déterminante. Un contrat prévoyant l'impossibilité d'exercer sa propre profession offre une couverture plus favorable qu'un contrat exigeant l'impossibilité d'exercer toute activité professionnelle quelle qu'elle soit. Cette distinction mérite une analyse attentive lors de la comparaison des offres disponibles.
Quelle sera la décision de l'assureur en cas de pathologie de la hanche ?
Après instruction du dossier médical, le médecin-conseil de l'assureur peut rendre différentes décisions selon le profil médical précis de l'emprunteur.
L'acceptation aux conditions standard ou avec exclusion ciblée
Pour les profils les plus favorables - coxarthrose légère à modérée bien contrôlée sous traitement médical, prothèse totale de hanche avec résultat fonctionnel excellent documenté, dysplasie de hanche asymptomatique - l'assureur peut proposer une couverture aux conditions standard ou avec une exclusion ciblée limitée aux arrêts de travail directement liés à la pathologie de hanche. Cette décision favorable est la plus fréquente pour les problèmes de hanche pris en charge de façon adaptée.
Les surprimes et exclusions élargies pour les formes invalidantes
Pour les coxarthroses sévères avec retentissement fonctionnel important, les reprises prothétiques multiples ou les pathologies articulaires dans le cadre de maladies inflammatoires systémiques, l'assureur peut proposer des exclusions plus larges sur les garanties ITT et IPP pour les pathologies du système ostéo-articulaire, accompagnées éventuellement d'une surprime modérée. Ces conditions, bien que moins favorables, permettent généralement d'accéder à une couverture permettant de finaliser le projet immobilier.
L'ajournement comme mesure temporaire
Un ajournement peut être décidé lorsqu'une intervention chirurgicale programmée (prothèse totale de hanche) est imminente au moment de la demande d'assurance. L'assureur préfère attendre le résultat post-opératoire avant de formuler des conditions définitives. Cet ajournement n'est pas un refus définitif et le dossier peut être représenté quelques mois après l'intervention, avec les résultats fonctionnels post-opératoires favorables documentés.
Problème de hanche : vers quelle assurance de prêt se tourner ? (Loi Lemoine & AERAS)
Deux dispositifs légaux constituent des leviers particulièrement utiles pour les personnes présentant un problème de hanche et souhaitant souscrire une assurance de prêt dans les meilleures conditions.
La loi Lemoine : la dispense de questionnaire médical
La loi Lemoine représente la solution la plus directement favorable pour les emprunteurs présentant un problème de hanche dont le projet entre dans son cadre d'application. Lorsque le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et que le terme du prêt intervient avant le 60e anniversaire de l'assuré, le questionnaire médical est totalement supprimé. La pathologie de hanche, les traitements en cours et les antécédents chirurgicaux n'ont pas à être déclarés. L'assurance est accordée aux conditions standard, sans exclusion ni surprime pour motif médical.
La Convention AERAS pour les dossiers complexes
Pour les prêts dépassant le seuil de la loi Lemoine et présentant des pathologies de hanche sévères ou complexes, la Convention AERAS constitue le recours institutionnel de référence. Elle impose aux assureurs un examen progressif du dossier à trois niveaux d'analyse successifs, garantissant qu'aucun dossier ne sera définitivement rejeté sans analyse approfondie. Un mécanisme d'écrêtement des surprimes peut s'appliquer pour les emprunteurs aux revenus modestes.
La délégation d'assurance pour accéder aux offres les plus adaptées
La délégation d'assurance permet de choisir librement un contrat auprès d'un assureur externe à la banque prêteuse, à tout moment pendant la durée du prêt et sans frais ni pénalités. Pour un emprunteur présentant un problème de hanche, cette liberté contractuelle permet d'accéder aux offres d'assureurs proposant des exclusions plus limitées ou des définitions de l'ITT plus favorables. Si la situation médicale s'améliore après la souscription initiale - suite à une PTH réussie ou à une amélioration fonctionnelle documentée - il est possible de renégocier le contrat pour obtenir des conditions plus avantageuses.
Souscrire une assurance de prêt immobilier malgré un problème de hanche
Obtenir une assurance de prêt immobilier adaptée malgré un problème de hanche demande une approche structurée combinant préparation médicale optimale et stratégie de comparaison des offres.
Constituer un dossier médical valorisant les éléments favorables
La qualité du dossier médical présenté aux assureurs est déterminante. Pour un problème de hanche, les éléments les plus valorisants sont :
- Des imageries récentes (radiographies) montrant une pathologie stable sans aggravation par rapport aux examens précédents.
- Un bilan fonctionnel satisfaisant : périmètre de marche normal ou quasi-normal, absence d'aide technique, reprise d'activités normales.
- Pour une prothèse totale de hanche : compte-rendu opératoire et résultat fonctionnel post-opératoire excellent documenté par le chirurgien.
- L'absence d'arrêt de travail prolongé dans les deux dernières années.
- Une attestation médicale récente du rhumatologue ou du chirurgien orthopédiste confirmant la stabilité et le bon contrôle de la pathologie.
Attendre le résultat post-opératoire avant les démarches si une chirurgie est programmée
Si une prothèse totale de hanche est programmée prochainement, il peut être stratégiquement plus avantageux d'attendre le résultat post-opératoire favorable avant d'engager les démarches d'assurance. Un dossier présenté six mois après une PTH réussie, avec un résultat fonctionnel excellent documenté, obtiendra généralement de meilleures conditions qu'un dossier présenté en préopératoire avec une coxarthrose terminale invalidante. Cette anticipation requiert cependant de coordonner le calendrier chirurgical avec les délais du projet immobilier.
Comparer les offres sur la définition de l'ITT et l'étendue des exclusions
Au-delà du tarif, la comparaison des contrats doit porter sur la définition précise de la garantie ITT et l'étendue des exclusions proposées pour la pathologie de hanche. Certains assureurs proposent des exclusions très ciblées limitées aux seuls arrêts directement imputables à la pathologie de hanche déclarée, d'autres appliquent des exclusions plus larges couvrant l'ensemble du système ostéo-articulaire. Cette différence peut avoir des conséquences importantes sur l'effectivité de la couverture en cas de sinistre.
Signer une assurance de prêt adaptée à votre profil avec BoursedesCredits
Face à la spécificité d'un dossier médical impliquant un problème de hanche, s'appuyer sur l'expertise de BoursedesCredits permet d'identifier les solutions les plus adaptées et les plus compétitives disponibles sur le marché.
Une expertise reconnue en pathologies ostéo-articulaires
BoursedesCredits dispose d'une connaissance approfondie des dossiers d'assurance emprunteur impliquant des pathologies ostéo-articulaires, dont les problèmes de hanche dans leurs différentes formes cliniques. Ses conseillers maîtrisent les mécanismes de la Convention AERAS, les conditions d'application de la loi Lemoine et les critères d'évaluation propres à chaque assureur partenaire pour les profils présentant une pathologie de hanche. Cette expertise permet d'orienter chaque emprunteur vers les solutions les mieux adaptées à sa situation médicale précise.
Une mise en concurrence des offres pour des conditions optimales
Plutôt que de se limiter au contrat groupe proposé par la banque prêteuse, BoursedesCredits analyse en parallèle plusieurs contrats individuels auprès d'assureurs partenaires. Cette mise en concurrence systématique permet d'identifier les couvertures les plus compétitives avec des exclusions limitées et des définitions de garanties favorables, tout en respectant les exigences minimales de l'établissement prêteur. Chaque dossier est traité de façon personnalisée, tenant compte de la nature du problème de hanche et de l'activité professionnelle de l'emprunteur.
Un accompagnement complet jusqu'à la signature du contrat
Du premier échange jusqu'à la validation définitive du contrat, BoursedesCredits assure un suivi continu et réactif. Les conseillers accompagnent l'emprunteur dans la constitution de son dossier médical orthopédique, l'aident à comprendre les décisions rendues par les assureurs et activent, si nécessaire, les recours disponibles via la Convention AERAS. Cet accompagnement global sécurise chaque étape du parcours et permet de concrétiser sereinement son projet immobilier.
FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance emprunteur et la hanche
Une prothèse totale de hanche réussie complique-t-elle l'accès à l'assurance emprunteur ?
Non, dans la grande majorité des cas. Une prothèse totale de hanche avec un excellent résultat fonctionnel documenté - reprise d'activités normales, absence de douleur résiduelle, bilan radiologique satisfaisant - est généralement bien acceptée par les assureurs. L'exclusion de la garantie ITT pour les arrêts directement liés à la hanche peut être proposée, mais les garanties décès et PTIA sont accordées aux conditions standard. Le délai depuis la pose de la prothèse est important : un recul de plusieurs années sans complication est un argument favorable déterminant.
Faut-il déclarer une douleur de hanche passagère résolue dans le questionnaire de santé ?
Pas nécessairement. Une douleur de hanche ponctuelle, sans diagnostic médical précis, sans traitement prolongé prescrit et sans arrêt de travail, n'entre généralement pas dans le champ des déclarations obligatoires selon les questions standards des questionnaires. En revanche, une coxarthrose diagnostiquée radiologiquement et faisant l'objet d'un suivi rhumatologique ou orthopédique régulier doit être déclarée. En cas de doute, consulter son médecin traitant avant de remplir le questionnaire reste la démarche la plus sûre.
La profession de l'emprunteur influence-t-elle les conditions d'assurance pour un problème de hanche ?
Oui, significativement. Un emprunteur exerçant une profession physiquement exigeante - travail debout prolongé, port de charges, déplacements importants - présentera un risque d'incapacité professionnelle plus élevé en cas de problème de hanche qu'un emprunteur exerçant une profession sédentaire. Les assureurs tiennent compte de cette réalité dans leur évaluation : les exclusions sur la garantie ITT sont plus fréquentes et plus larges pour les professions physiques que pour les professions intellectuelles ou administratives.
Une coxarthrose légère entraîne-t-elle systématiquement une exclusion de l'ITT ?
Non. Une coxarthrose légère à modérée, bien contrôlée sous traitement médical, sans limitation fonctionnelle significative et sans antécédent d'arrêt de travail lié à la pathologie, peut souvent être acceptée sans exclusion de l'ITT par certains assureurs, notamment pour les professions sédentaires. L'absence de retentissement professionnel documenté est l'argument central pour éviter cette exclusion. Solliciter plusieurs assureurs en parallèle via la délégation d'assurance est la meilleure stratégie pour identifier les conditions les plus favorables.
La loi Lemoine s'applique-t-elle pour une prothèse de hanche compliquée ?
Oui, sans restriction liée à la complexité du dossier médical. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et dont le terme intervient avant les 60 ans de l'assuré. Dans ce cadre, même une prothèse de hanche avec antécédents de complications ne nécessite aucune déclaration, et l'assurance est accordée aux conditions standard.
Peut-on renégocier son assurance emprunteur si la prothèse de hanche donne d'excellents résultats ?
Oui. La délégation d'assurance permet de changer de contrat à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités. Si une prothèse totale de hanche posée après la souscription initiale donne d'excellents résultats fonctionnels documentés, un dossier médical actualisé peut permettre d'obtenir des conditions plus favorables auprès d'un assureur réévaluant le risque articulaire résiduel.
Une dysplasie de hanche asymptomatique sans coxarthrose évoluée est-elle pénalisante pour l'assurance ?
Généralement non de façon significative. Une dysplasie de hanche asymptomatique ou pauci-symptomatique, sans coxarthrose évoluée associée, sans retentissement fonctionnel documenté et sans traitement chirurgical récent, représente un profil de risque modéré que la plupart des assureurs acceptent aux conditions standard ou avec une exclusion très limitée. C'est l'évolution vers une coxarthrose secondaire et ses conséquences fonctionnelles qui conditionne davantage l'évaluation assurantielle que la dysplasie elle-même.
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