Sommaire

Économisez jusqu'à 30 000 €

Je fais un devis gratuit

Assurance de prêt immobilier affection disco vertébrale

Andréa SALLOIS
Assurance de prêt immobilier affection disco vertébrale

✍ Les points à retenir

  • Les assureurs considèrent les affections disco-vertébrales comme un risque aggravé de santé car elles représentent la première cause d'arrêts de travail prolongés et d'invalidité en France.
  • L'impact sur votre contrat dépendra de la localisation de l'atteinte, de l'existence d'antécédents chirurgicaux et du retentissement neurologique constaté lors de vos derniers examens d'imagerie.
  • Les garanties incapacité et invalidité font souvent l'objet d'une exclusion de garantie spécifique qui écarte la prise en charge des sinistres liés aux problèmes de dos et aux pathologies vertébrales.
  • Votre profession influence directement l'évaluation du risque puisque les métiers impliquant le port de charges lourdes ou des postures contraignantes subissent des conditions de souscription plus restrictives que les métiers sédentaires.
  • La loi Lemoine permet de s'affranchir du questionnaire de santé si votre part assurée est inférieure à 200 000 € et que le remboursement total du prêt intervient avant vos 60 ans.

Affections disco-vertébrales : de quoi s'agit-il exactement ?

Les affections disco-vertébrales désignent un ensemble de pathologies touchant les disques intervertébraux et les structures anatomiques qui leur sont associées. Ces disques, situés entre chaque vertèbre de la colonne, jouent un rôle d'amortisseur et de stabilisateur du rachis. Lorsqu'ils se dégradent, se déforment ou exercent une pression anormale sur les structures nerveuses environnantes, ils génèrent des manifestations cliniques pouvant aller de la simple lombalgie à des douleurs irradiantes invalidantes.

Pour les assureurs, ces pathologies représentent une catégorie de risques aggravés de santé particulièrement surveillée, en raison de leur fréquence élevée dans la population générale et de leur impact potentiel sur la capacité de travail des emprunteurs. Comprendre précisément de quoi il s'agit est la première étape pour anticiper l'évaluation médicale réalisée lors de la souscription d'une assurance de prêt immobilier.

Les principales formes cliniques des affections disco-vertébrales

Les affections disco-vertébrales regroupent plusieurs entités cliniques distinctes dont la sévérité et les implications sur l'assurance emprunteur varient :

  • la hernie discale, qui correspond à la saillie du nucleus pulposus à travers l'anneau fibreux, pouvant comprimer les racines nerveuses et provoquer des douleurs irradiantes dans le membre inférieur (sciatique, cruralgie) ou supérieur (névralgie cervico-brachiale)
  • la discopathie dégénérative, liée au vieillissement ou à l'usure prématurée du disque intervertébral, entraînant une diminution de la hauteur discale et une instabilité du segment vertébral concerné
  • le canal lombaire étroit, caractérisé par un rétrécissement du canal rachidien comprimant les éléments nerveux et se manifestant par une claudication neurogène
  • la spondyloarthrose et l'uncarthrose, correspondant à des lésions dégénératives des articulations intervertébrales associées aux discopathies
  • le syndrome de la queue de cheval, forme rare mais sévère de compression nerveuse nécessitant une prise en charge chirurgicale urgente

La localisation de l'atteinte et son importance médicale

La localisation de l'affection disco-vertébrale sur le rachis conditionne en grande partie la sévérité des symptômes et les implications fonctionnelles pour l'emprunteur. Les atteintes lombaires, notamment les hernies discales L4-L5 et L5-S1, sont les plus fréquentes et les plus souvent associées à des arrêts de travail prolongés. Les atteintes cervicales, centrées sur les niveaux C5-C6 et C6-C7, peuvent entraîner des déficits neurologiques des membres supérieurs susceptibles d'affecter durablement la capacité de travail selon l'activité professionnelle exercée. Les atteintes thoraciques sont plus rares et généralement moins invalidantes. Cette localisation est un élément central que les assureurs intègrent dans leur évaluation du risque.

Les facteurs favorisant l'apparition et l'aggravation des pathologies discales

Plusieurs facteurs de risque sont associés au développement et à l'aggravation des affections disco-vertébrales. Les assureurs les prennent en compte dans l'évaluation globale du dossier médical, car ils influencent le pronostic à moyen et long terme de la pathologie déclarée :

  • la pratique professionnelle impliquant des ports de charges lourdes, des postures contraignantes prolongées ou des vibrations mécaniques
  • la sédentarité et le déconditionnement musculaire favorisant l'instabilité rachidienne
  • le surpoids et l'obésité augmentant les contraintes mécaniques sur les disques intervertébraux
  • le tabagisme, reconnu comme facteur de dégradation accélérée du tissu discal
  • les antécédents familiaux de pathologies discales et la prédisposition génétique à la dégénérescence discale précoce

La hernie discale et les maux de dos : un risque aggravé de santé pour l'assureur

Les pathologies du rachis, et en particulier les hernies discales, figurent parmi les motifs les plus fréquents de refus ou de restriction de garantie dans les contrats d'assurance emprunteur. Cette classification en risque aggravé de santé repose sur des données actuarielles documentant le lien entre pathologies discales et sinistres incapacité ou invalidité.

Pourquoi les assureurs classent-ils les pathologies discales en risque aggravé

Les maux de dos représentent la première cause d'arrêt de travail de longue durée dans de nombreux secteurs professionnels. Pour un assureur, la présence d'une affection disco-vertébrale documentée dans les antécédents d'un emprunteur signale un risque statistiquement plus élevé de sinistre au titre de la garantie incapacité temporaire totale de travail. Le caractère récidivant de nombreuses pathologies discales, combiné à la variabilité des prises en charge et à l'incertitude du pronostic fonctionnel, conduit les médecins-conseils à traiter ces dossiers avec une attention particulière.

Les critères médicaux qui aggravent la perception du risque par l'assureur

Tous les profils présentant une affection disco-vertébrale ne sont pas évalués avec le même niveau de sévérité. Plusieurs critères médicaux conduisent les assureurs à considérer le dossier comme particulièrement exposé :

  • les antécédents d'intervention chirurgicale rachidienne, notamment les discectomies, laminectomies ou arthrodèses vertébrales
  • la présence de déficits neurologiques documentés, qu'il s'agisse de déficits sensitifs, moteurs ou réflexes persistants
  • les arrêts de travail répétés ou prolongés liés à la pathologie discale dans les années précédant la souscription
  • l'existence d'une invalidité reconnue en lien avec la pathologie vertébrale
  • les traitements antalgiques lourds ou les prescriptions de morphiniques témoignant d'une douleur chronique non contrôlée
  • les rechutes documentées après traitement chirurgical ou conservateur

L'activité professionnelle comme facteur d'amplification du risque

La nature de l'activité professionnelle exercée par l'emprunteur est un élément que les assureurs croisent systématiquement avec les antécédents de pathologie discale. Un emprunteur exerçant une profession impliquant des contraintes mécaniques importantes sur le rachis, comme les professions du bâtiment, les métiers de la manutention ou les professions de soin nécessitant des mobilisations de patients, présente un profil de risque perçu comme significativement plus élevé qu'un emprunteur exerçant une activité sédentaire de bureau. Cette analyse croisée pathologie-profession conditionne directement le niveau de surprime appliqué ou l'étendue des exclusions de garantie proposées.

L'impact d'une affection disco-vertébrale sur l'assurance emprunteur

La présence d'une affection disco-vertébrale dans le questionnaire de santé d'un emprunteur a des répercussions concrètes sur les conditions de souscription de son assurance de prêt immobilier. Ces répercussions varient selon la sévérité de la pathologie et le profil global de l'emprunteur.

Les conséquences sur les garanties proposées

L'impact d'une affection disco-vertébrale se manifeste principalement sur les garanties couvrant les risques d'incapacité et d'invalidité. La garantie décès est généralement moins affectée par ce type de pathologie, sauf en présence de complications neurologiques graves ou de pathologies associées. En revanche, la garantie incapacité temporaire totale de travail est la première concernée par les exclusions et restrictions, en raison du lien direct entre pathologies discales et arrêts de travail. Les garanties invalidité permanente totale et partielle peuvent également faire l'objet d'exclusions ciblées selon la sévérité des séquelles documentées.

L'exclusion de garantie : mécanisme et portée

L'exclusion de garantie est la réponse la plus fréquemment apportée par les assureurs aux dossiers présentant une affection disco-vertébrale. Elle consiste à exclure du champ de couverture du contrat tout sinistre dont l'origine directe ou indirecte est liée à la pathologie rachidienne déclarée. La formulation exacte de cette exclusion dans les conditions particulières du contrat est déterminante : une exclusion rédigée de façon large, couvrant l'ensemble des affections rachidiennes, est nettement plus pénalisante qu'une exclusion limitée à la pathologie spécifiquement documentée. Lire attentivement les conditions particulières avant toute signature est donc indispensable.

La surprime comme alternative à l'exclusion

Pour certains profils présentant une affection disco-vertébrale stabilisée et sans antécédent chirurgical, les assureurs peuvent proposer une acceptation avec surprime plutôt qu'une exclusion de garantie. Cette surprime majore le taux de base du contrat pour refléter le risque supplémentaire évalué. Elle peut être fixe sur toute la durée du prêt ou dégressive selon l'évolution de la situation médicale. Obtenir une couverture complète avec surprime, même à un coût majoré, est souvent plus protecteur qu'un contrat sans surprime mais avec une exclusion large sur toutes les affections rachidiennes.

Comment souscrire une assurance de crédit immobilier avec une hernie discale ?

La souscription d'une assurance de prêt immobilier avec un antécédent de hernie discale ou d'affection disco-vertébrale nécessite une préparation rigoureuse et une connaissance précise des étapes à suivre pour maximiser les chances d'obtenir une couverture adaptée.

La préparation du dossier médical avant toute démarche

La constitution d'un dossier médical complet est la première étape indispensable avant d'entamer toute démarche de souscription. Pour une affection disco-vertébrale, les documents les plus utiles à rassembler sont les suivants :

  • les comptes rendus d'imagerie médicale (IRM rachidienne, scanner) documentant la nature et la localisation de la pathologie discale
  • les comptes rendus opératoires en cas d'intervention chirurgicale antérieure sur le rachis
  • les bilans neurologiques attestant de la présence ou de l'absence de déficits neurologiques résiduels
  • les comptes rendus de rééducation fonctionnelle et les résultats des bilans fonctionnels
  • le traitement médicamenteux en cours et son évolution dans le temps
  • une lettre de synthèse rédigée par le médecin traitant ou le spécialiste référent précisant l'état actuel de la pathologie et ses perspectives évolutives

Le questionnaire de santé : répondre avec précision et bonne foi

Le questionnaire de santé est la pièce centrale du processus de souscription. Pour une affection disco-vertébrale, les informations à déclarer avec exactitude comprennent la nature précise de la pathologie diagnostiquée, les niveaux vertébraux concernés, la date du diagnostic initial, les traitements reçus, les éventuelles interventions chirurgicales et leur résultat, les arrêts de travail liés à la pathologie et leur durée, ainsi que l'état de santé actuel et les traitements en cours. Toute omission ou inexactitude constitue une fausse déclaration pouvant entraîner la nullité du contrat.

La délégation d'assurance pour accéder aux offres les mieux adaptées

La délégation d'assurance permet de choisir librement son assurance emprunteur auprès d'un organisme distinct de la banque prêteuse, dès lors que le contrat présente un niveau de garanties équivalent. Pour les emprunteurs présentant une affection disco-vertébrale, ce droit est essentiel car il ouvre l'accès à des assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé, dont les grilles de souscription médicale sont plus nuancées et individualisées que les contrats groupe bancaires. Ces acteurs spécialisés peuvent proposer des couvertures plus favorables avec des exclusions moins larges ou des surprimes mieux calibrées.

Quelles garanties sont proposées pour les affections disco-vertébrales

Pour un emprunteur présentant une affection disco-vertébrale, chaque garantie du contrat d'assurance emprunteur fait l'objet d'une analyse spécifique par le médecin-conseil de l'assureur. L'étendue de la couverture varie selon la sévérité de la pathologie et les antécédents médicaux déclarés.

La garantie décès et la PTIA face aux pathologies discales

La garantie décès est généralement la moins affectée par une affection disco-vertébrale, sauf en présence de complications neurologiques graves ou de pathologies associées augmentant le risque vital. Pour la plupart des profils présentant une hernie discale ou une discopathie sans complication majeure, cette garantie est accordée, le cas échéant avec une surprime modérée. La perte totale et irréversible d'autonomie peut être concernée par des restrictions en présence de séquelles neurologiques permanentes significatives impactant l'autonomie de l'assuré.

La garantie ITT : la plus exposée aux exclusions liées au rachis

La garantie incapacité temporaire totale de travail est celle qui concentre le plus souvent les exclusions dans les contrats souscrits par des emprunteurs présentant une affection disco-vertébrale. Le lien direct entre pathologies discales et arrêts de travail incite les assureurs à exclure systématiquement toute prise en charge des sinistres dont l'origine est rattachée à la pathologie rachidienne déclarée. La formulation exacte de cette exclusion dans les conditions particulières est déterminante pour évaluer l'étendue réelle de la protection accordée.

Tableau comparatif des garanties selon le profil médical

Profil médicalGarantie DCGarantie PTIAGarantie ITTPoints de vigilance
Hernie discale traitée médicalement, rémission stable Accordée aux conditions standard Accordée aux conditions standard Exclusion rachidienne fréquente ou surprime Profession physique aggrave les conditions
Hernie discale opérée sans séquelle neurologique Accordée avec surprime légère possible Accordée avec exclusion possible Exclusion sur affections rachidiennes fréquente Résultat chirurgical et recul post-opératoire déterminants
Discopathie dégénérative multi-étagée Accordée avec surprime Accordée avec exclusion ciblée possible Exclusion large ou surprime importante Bilan fonctionnel récent indispensable
Hernie discale avec déficit neurologique résiduel Accordée avec surprime variable Exclusion partielle ou totale possible Exclusion fréquente ou refus de garantie Bilan neurologique récent à fournir
Pathologie discale avec invalidité reconnue Surprime importante ou refus en standard Souvent exclue ou refusée Exclusion ou refus Convention AERAS à solliciter en priorité

Bien assurer son crédit et se prémunir contre les problèmes de dos chroniques

Pour les emprunteurs présentant une affection disco-vertébrale, bien assurer son crédit immobilier implique une stratégie de souscription adaptée et une réflexion approfondie sur l'étendue réelle de la protection souhaitée face aux risques de récidive ou d'aggravation de la pathologie rachidienne.

Évaluer l'étendue réelle de sa couverture avant de signer

Avant de signer un contrat d'assurance emprunteur, il est indispensable d'évaluer précisément l'étendue réelle de la protection accordée au regard de la pathologie discale déclarée. La lecture attentive des conditions particulières, et notamment des exclusions de garantie inscrites en lien avec les affections rachidiennes, permet d'identifier les situations dans lesquelles l'assureur ne prendra pas en charge un sinistre. Cette analyse préalable évite les mauvaises surprises au moment le plus critique, c'est-à-dire lors de la survenance d'un arrêt de travail ou d'une invalidité liée à une rechute de la pathologie vertébrale.

Anticiper le risque de récidive dans le choix du contrat

Le caractère récidivant de nombreuses affections disco-vertébrales est une réalité clinique que l'emprunteur doit intégrer dans sa réflexion lors du choix de son contrat d'assurance. Un contrat comportant une exclusion large sur toutes les affections rachidiennes offre une protection très partielle pour un emprunteur dont l'histoire médicale est marquée par des épisodes répétés de lombalgie ou de cervicalgie. Dans ce contexte, négocier une exclusion la plus ciblée possible, limitée à la pathologie spécifiquement documentée plutôt qu'à l'ensemble des affections du rachis, est une démarche qui peut avoir un impact significatif sur la valeur réelle du contrat sur la durée du prêt.

Les alternatives en cas de garanties insuffisantes ou d'exclusions trop larges

Lorsque les conditions proposées par les assureurs sont jugées insuffisantes au regard de la protection souhaitée, plusieurs alternatives méritent d'être examinées. Le recours à la Convention AERAS pour les profils dont le dossier a été refusé en souscription standard offre un examen complémentaire selon une procédure encadrée. La garantie hypothécaire sur le bien financé peut constituer une alternative à l'assurance emprunteur lorsque la valeur du bien est suffisante. La modulation des quotités dans le cadre d'un prêt souscrit avec un co-emprunteur permet d'optimiser la répartition de la couverture en concentrant les garanties les plus complètes sur le profil médical le moins exposé.

Que se passe-t-il en cas de fausse déclaration sur ses antécédents vertébraux ?

La tentation de ne pas déclarer des antécédents de pathologie discale pour obtenir de meilleures conditions de souscription est une erreur lourde de conséquences. Les mécanismes de contrôle des assureurs et les sanctions prévues par la loi en font un risque majeur à ne jamais prendre.

Les mécanismes de détection des fausses déclarations par les assureurs

Les assureurs disposent de plusieurs mécanismes permettant de détecter une fausse déclaration sur les antécédents vertébraux. En cas de sinistre, le médecin-conseil mandate par l'assureur procède à un examen approfondi du dossier médical de l'assuré, qui peut inclure la consultation des données de remboursement de l'Assurance Maladie, des comptes rendus médicaux et des prescriptions antérieures. La découverte d'examens d'imagerie rachidienne, de consultations spécialisées ou de traitements antalgiques non déclarés constitue une preuve de fausse déclaration susceptible d'être opposée à l'assuré.

Les conséquences juridiques et financières pour l'emprunteur

Les conséquences d'une fausse déclaration sur les antécédents vertébraux sont potentiellement désastreuses pour l'emprunteur et ses proches. En cas de fausse déclaration intentionnelle, l'assureur peut invoquer la nullité du contrat, privant l'emprunteur de toute protection et contraignant les héritiers à rembourser l'intégralité du capital restant dû. En cas de fausse déclaration non intentionnelle mais résultant d'une négligence, des sanctions proportionnelles peuvent être appliquées. Dans tous les cas, la transparence lors de la déclaration est la seule approche permettant de bénéficier d'une protection assurancielle effective et d'éviter des conséquences financières graves au moment le plus difficile.

L'alternative à la fausse déclaration : les dispositifs légaux de protection

Face à la crainte de conditions défavorables liées à des antécédents de pathologie discale, des dispositifs légaux permettent de souscrire une assurance emprunteur dans des conditions encadrées sans avoir à recourir à une fausse déclaration. La loi Lemoine a introduit une dispense de questionnaire médical pour les prêts dont le montant assuré par tête ne dépasse pas un certain plafond, permettant une souscription aux conditions standard sans déclaration des antécédents. La délégation d'assurance ouvre l'accès à des assureurs spécialisés dans les risques aggravés, dont les conditions sont souvent plus favorables que les contrats groupe bancaires. La Convention AERAS offre enfin un recours structuré pour les dossiers refusés en souscription standard.

Comment trouver la meilleure assurance de prêt avec une affection disco-vertébrale ?

Trouver l'assurance de prêt la mieux adaptée à un profil présentant une affection disco-vertébrale demande une approche méthodique centrée sur la comparaison des offres et la mobilisation des bons interlocuteurs.

Identifier les assureurs spécialisés dans les pathologies musculo-squelettiques

Tous les assureurs ne traitent pas les dossiers de pathologie discale avec le même niveau de finesse dans l'analyse médicale. Certains acteurs appliquent des exclusions systématiques et larges dès la mention d'une hernie discale ou d'une discopathie, d'autres procèdent à une analyse individualisée tenant compte de la sévérité de la pathologie, du recul depuis le dernier épisode et de l'absence de séquelle neurologique. Identifier les assureurs dont les pratiques de souscription sont les plus nuancées pour les affections disco-vertébrales est une étape déterminante pour obtenir des conditions de couverture optimales.

Comparer les offres sur les critères médicaux et financiers essentiels

La comparaison des offres reçues doit porter sur plusieurs critères complémentaires au-delà du seul taux annuel effectif d'assurance. La portée exacte des exclusions de garantie liées à la pathologie rachidienne déclarée, la définition de l'invalidité retenue dans le contrat, les délais de carence applicables à la garantie ITT et le caractère dégressif ou permanent d'une éventuelle surprime sont autant de paramètres à examiner attentivement pour évaluer la valeur réelle de chaque proposition reçue.

Anticiper la possibilité de renégocier les conditions dans le temps

Le droit à la résiliation permet à tout emprunteur de changer d'assureur à tout moment en cours de prêt, sans frais ni pénalité, dès lors que le nouveau contrat respecte les exigences d'équivalence de garanties fixées par la banque. Pour un emprunteur dont la pathologie discale se stabilise ou dont la situation médicale s'améliore après une intervention chirurgicale réussie, cette possibilité de réévaluation peut permettre d'accéder à des conditions plus favorables et de réduire le coût total de l'assurance sur la durée restante du prêt.

FAQ : Tout savoir sur l'assurance de prêt et le mal de dos

Une hernie discale empêche-t-elle d'obtenir une assurance emprunteur ?

Non, une hernie discale n'empêche pas d'obtenir une assurance emprunteur, mais elle peut conduire à des conditions de souscription spécifiques. Les formes traitées médicalement avec une rémission stable sont généralement acceptées, le cas échéant avec une exclusion sur les affections rachidiennes ou une surprime. Les formes sévères avec déficit neurologique ou interventions chirurgicales multiples nécessitent des démarches plus spécifiques, notamment auprès d'assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé.

Faut-il déclarer une lombalgie chronique dans le questionnaire de santé ?

Oui, toute pathologie chronique diagnostiquée et suivie médicalement doit être déclarée dans le questionnaire de santé. Une lombalgie chronique associée à une affection disco-vertébrale documentée par imagerie médicale entre dans cette catégorie. En revanche, un épisode de mal de dos aigu sans diagnostic précis ni traitement prolongé n'entre pas nécessairement dans le champ des déclarations obligatoires. En cas de doute, il est conseillé de se rapprocher d'un professionnel pour déterminer ce qui doit être déclaré.

Une opération du dos dans les antécédents aggrave-t-elle les conditions d'assurance ?

Un antécédent d'intervention chirurgicale rachidienne est effectivement un facteur que les assureurs examinent avec une attention particulière. Le résultat de l'intervention, la présence ou l'absence de séquelles neurologiques post-opératoires et le recul depuis l'opération sont les éléments déterminants. Une intervention réussie avec bonne récupération fonctionnelle et recul suffisant peut conduire à des conditions plus favorables qu'une pathologie non opérée mais évoluant de façon récidivante.

Peut-on négocier l'étendue d'une exclusion de garantie liée au rachis ?

Il est possible de solliciter une reformulation ou une limitation de l'exclusion de garantie proposée par l'assureur, notamment en fournissant des éléments médicaux complémentaires démontrant la stabilisation de la pathologie. Certains assureurs acceptent de limiter l'exclusion à la pathologie spécifiquement documentée plutôt que d'appliquer une exclusion générale sur l'ensemble des affections rachidiennes. Cette négociation est plus efficace lorsqu'elle est conduite avec un dossier médical complet et bien argumenté.

La profession exercée influence-t-elle les conditions d'assurance en cas de pathologie discale ?

Oui, l'activité professionnelle est un critère que les assureurs croisent systématiquement avec les antécédents de pathologie discale. Un emprunteur exerçant un métier physiquement contraignant pour le rachis verra son profil de risque évalué comme plus élevé qu'un emprunteur exerçant une activité sédentaire, à pathologie discale identique. Cela peut se traduire par une exclusion de garantie plus large ou une surprime plus importante pour les professions les plus exposées.

Que faire si l'assureur refuse de couvrir une affection disco-vertébrale ?

En cas de refus de couverture en souscription standard, plusieurs recours sont disponibles. La Convention AERAS organise un examen complémentaire du dossier selon une procédure encadrée en plusieurs niveaux successifs. La sollicitation d'assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé peut aboutir à des propositions que les assureurs généralistes n'ont pas été en mesure de formuler. La garantie hypothécaire sur le bien financé et la modulation des quotités dans le cadre d'un emprunt à deux constituent également des alternatives à explorer.

Est-il possible de faire lever une exclusion rachidienne en cours de prêt ?

Certains assureurs acceptent de réexaminer les exclusions de garantie inscrites dans un contrat si la situation médicale de l'emprunteur s'est améliorée de façon documentée. Par ailleurs, le droit à la résiliation permet de changer d'assureur à tout moment si un autre acteur propose des conditions sans exclusion ou avec une exclusion moins restrictive, sous réserve du respect des exigences d'équivalence de garanties fixées par la banque. Un suivi médical régulier et la constitution d'un dossier démontrant la stabilisation durable de la pathologie sont les éléments les plus utiles pour préparer une telle demande.

Nos courtiers répondent à toutes vos questions

du lundi au vendredi de 8 h à 20h,
le samedi de 8h à 17h

Objet de votre demande Sélectionnez votre créneau

Un expert vous rappelle immédiatement

Votre numéro de téléphone

Ces données seront utilisées exclusivement dans le but de répondre à vos questions.

Votre demande a été enregistrée. Un courtier expert vous contactera le aux alentours de .

Nos courtiers peuvent parfois être submergés par leur succès ! Il peut donc y avoir un léger délai entre le créneau que vous avez sélectionné et l'appel effectif de votre expert.