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Assurance de prêt immobilier maladies cardiaques

Andréa SALLOIS
Assurance de prêt immobilier maladies cardiaques

✍ Les points à retenir

  • Les assureurs classent systématiquement les pathologies cardiovasculaires en risque aggravé de santé, mais l'évaluation reste individuelle et dépend de la fonction cardiaque résiduelle mesurée par la fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG).
  • La loi Lemoine permet d'éviter toute déclaration médicale pour les prêts inférieurs à 200 000 € par personne si le remboursement se termine avant votre 60ème anniversaire, ce qui constitue une opportunité majeure pour les profils cardiaques sévères.
  • Le médecin-conseil analyse prioritairement la stabilité de votre pathologie, l'efficacité des traitements en cours comme les bêtabloquants ou les anticoagulants, ainsi que l'absence d'événements aigus récents tels qu'un infarctus ou une hospitalisation.
  • Les garanties incapacité et invalidité peuvent être assorties d'exclusions ciblées sur les complications cardiaques ou de surprimes, notamment si votre capacité fonctionnelle est limitée selon la classification NYHA.
  • La Convention AERAS garantit un examen approfondi de votre dossier à plusieurs niveaux d'expertise en cas de refus initial, tout en proposant un mécanisme d'écrêtement des surprimes pour les emprunteurs aux revenus modestes.

Assurance emprunteur et maladies cardiaques : ce qu'il faut retenir

Souscrire une assurance de prêt immobilier avec des maladies cardiaques est une démarche que de nombreux emprunteurs abordent avec inquiétude. Les pathologies cardiovasculaires - infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, troubles du rythme, cardiopathies valvulaires - sont systématiquement classées en risque aggravé de santé par les assureurs, en raison de leur impact potentiel sur l'espérance de vie et la capacité de travail. Pourtant, des solutions adaptées existent et le cadre légal en vigueur protège les emprunteurs dans leur accès à l'assurance.

Des pathologies aux profils de risque très hétérogènes

Le terme maladies cardiaques recouvre une réalité clinique extrêmement diverse. Un trouble du rythme cardiaque bénin bien contrôlé sous traitement médicamenteux ne présente pas le même profil de risque qu'une insuffisance cardiaque sévère avec fraction d'éjection altérée, ou qu'un antécédent d'infarctus du myocarde avec revascularisation complète. Cette hétérogénéité est fondamentale : elle explique pourquoi l'évaluation du risque par les assureurs est toujours individuelle et ne peut se résumer à une grille tarifaire standard appliquée à l'ensemble des pathologies cardiovasculaires.

Ce que les assureurs évaluent en priorité

Face à un dossier mentionnant une pathologie cardiaque, le médecin-conseil de l'assureur s'attache à apprécier plusieurs paramètres déterminants : la nature exacte de la pathologie et son mécanisme physiopathologique, la fonction cardiaque résiduelle évaluée par échocardiographie, les traitements en cours et leur efficacité, les antécédents d'événements cardiovasculaires majeurs (infarctus, décompensation, arythmie sévère), le profil de risque cardiovasculaire global (diabète associé, hypertension, dyslipidémie, tabagisme) et les antécédents d'arrêts de travail liés à la pathologie. Un profil cardiovasculaire stabilisé, avec une fonction cardiaque préservée et un suivi médical rigoureux, orientera vers des conditions d'assurance nettement plus favorables.

Les dispositifs légaux encadrant l'accès à l'assurance

Plusieurs mécanismes légaux protègent les emprunteurs souffrant de maladies cardiaques dans leur accès à l'assurance de prêt. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur avec un terme avant 60 ans. La Convention AERAS garantit un examen structuré et progressif de chaque dossier médical complexe, empêchant tout rejet sans analyse approfondie. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels pour les emprunteurs dont le profil cardiovasculaire est atypique.

Pourquoi les pathologies cardiaques sont-elles un risque aggravé pour les assureurs ?

La qualification de risque aggravé de santé pour les maladies cardiaques repose sur une logique actuarielle précise, fondée sur des données épidémiologiques et statistiques bien établies.

Un risque de mortalité prématurée statistiquement majoré

Les maladies cardiaques figurent parmi les premières causes de mortalité dans les pays développés. Sur la durée d'un prêt immobilier - souvent comprise entre quinze et vingt-cinq ans - le risque de décès prématuré associé à une pathologie cardiovasculaire établie est statistiquement supérieur à celui d'un profil sans antécédent cardiaque. Cette majoration du risque de mortalité impacte directement la tarification de la garantie décès, qui constitue le coeur de l'assurance de prêt. Plus le profil cardiovasculaire est sévère, plus cette majoration est significative dans les modèles actuariels des assureurs.

Un risque d'invalidité et d'incapacité professionnelle significatif

Au-delà du risque de mortalité, les maladies cardiaques exposent l'emprunteur à des risques d'invalidité et d'incapacité de travail qui préoccupent les assureurs pour les garanties ITT et IPT. Une décompensation cardiaque aiguë, un syndrome coronarien aigu récidivant ou une arythmie sévère mal contrôlée peuvent entraîner des arrêts de travail prolongés, voire une invalidité permanente affectant durablement la capacité à rembourser le crédit immobilier. Ce risque est d'autant plus élevé que la pathologie est évolutive ou que la fonction cardiaque est significativement altérée.

Un profil de risque global qui dépasse la seule pathologie cardiaque

Les maladies cardiaques s'inscrivent souvent dans un contexte de risque cardiovasculaire global qui aggrave le profil de l'emprunteur aux yeux des assureurs. La présence concomitante d'un diabète, d'une hypertension artérielle mal contrôlée, d'une dyslipidémie ou d'un tabagisme actif multiplie les facteurs de risque et augmente la probabilité de survenue d'un événement cardiovasculaire majeur sur la durée du prêt. Le médecin-conseil prendra en compte l'ensemble de ce tableau clinique global, et non la seule pathologie cardiaque déclarée, pour formuler ses conditions de couverture.

Les différents types de maladies cardiaques et leur impact sur le crédit

La nature de la pathologie cardiaque influence directement le niveau de risque perçu par les assureurs et les conditions de couverture proposées. Comprendre les spécificités de chaque type de pathologie permet d'anticiper l'évaluation du médecin-conseil.

Les cardiopathies ischémiques : infarctus et angine de poitrine

Les cardiopathies ischémiques, liées à une obstruction des artères coronaires, constituent le groupe le plus fréquemment rencontré dans les dossiers d'assurance de prêt. Un antécédent d'infarctus du myocarde revascularisé avec succès, une fonction ventriculaire gauche préservée et un suivi cardiologique rigoureux peut ouvrir l'accès à une assurance avec une surprime modérée. En revanche, un infarctus récent, une fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) abaissée ou des lésions coronaires multiples non revascularisées feront l'objet de conditions plus restrictives. Le délai écoulé depuis l'événement coronarien est un facteur déterminant dans l'évaluation.

Les troubles du rythme et les valvulopathies

Les troubles du rythme cardiaque couvrent un spectre très large, allant de la fibrillation auriculaire bénigne bien contrôlée à des arythmies ventriculaires sévères potentiellement létales. L'impact sur l'assurance de prêt varie en conséquence : une fibrillation auriculaire stable sous anticoagulants et antiarythmiques peut être couverte avec une surprime limitée, tandis qu'une arythmie ventriculaire avec antécédent de mort subite ressuscitée nécessitera une analyse approfondie via la Convention AERAS. Les valvulopathies - rétrécissement aortique, insuffisance mitrale - sont évaluées selon leur sévérité, leur retentissement hémodynamique et la nécessité ou non d'une intervention chirurgicale.

L'insuffisance cardiaque et les cardiopathies congénitales

L'insuffisance cardiaque chronique représente l'un des profils les plus exigeants en matière d'assurance de prêt immobilier. Selon le stade fonctionnel (classification NYHA) et la valeur de la FEVG, les conditions proposées peuvent aller d'une surprime significative à un refus au premier niveau d'analyse nécessitant l'activation de la Convention AERAS. Les cardiopathies congénitales opérées avec succès et sans séquelle hémodynamique significative présentent un profil plus favorable, tandis que les formes complexes non opérables ou avec séquelles importantes font l'objet d'une évaluation au cas par cas.

Comment déclarer une pathologie cardiaque dans le questionnaire de santé ?

La déclaration d'une pathologie cardiaque dans le cadre d'une demande d'assurance de prêt immobilier est une étape déterminante qui conditionne à la fois la validité du contrat et la qualité de l'évaluation médicale.

L'obligation légale de sincérité et ses conséquences contractuelles

Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle, même partielle, peut entraîner la nullité du contrat et priver l'emprunteur de toute indemnisation en cas de sinistre - y compris pour un sinistre sans lien apparent avec la pathologie cardiaque déclarée. Pour les maladies cardiaques, pathologies diagnostiquées et suivies médicalement, la déclaration est obligatoire dès lors que le questionnaire pose des questions sur les affections cardiovasculaires, les traitements en cours ou les arrêts de travail passés.

Les informations médicales essentielles à préparer

Pour renseigner le questionnaire avec précision et faciliter l'évaluation médicale, il est conseillé de rassembler les éléments suivants avant toute démarche :

  • La date du diagnostic et la nature exacte de la pathologie cardiaque.
  • Les résultats de la dernière échocardiographie, avec la valeur de la fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG).
  • Les antécédents d'événements cardiovasculaires majeurs (infarctus, hospitalisation pour décompensation, arythmie sévère) et leurs dates.
  • Les actes interventionnels réalisés : angioplastie, pontage coronarien, implantation de pacemaker ou de défibrillateur, remplacement valvulaire.
  • Les traitements en cours : bêtabloquants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, anticoagulants, antiarythmiques, diurétiques.
  • Le profil de risque cardiovasculaire associé : diabète, hypertension, dyslipidémie, tabagisme actif ou sevré.
  • Les arrêts de travail liés à la pathologie, avec leurs dates et durées.

Le rôle du cardiologue dans la constitution du dossier médical

Il est vivement recommandé de préparer la déclaration en concertation avec son cardiologue référent. Une attestation médicale récente, précisant la nature de la pathologie, la fonction cardiaque actuelle, les traitements en cours et leur efficacité, constitue un élément de dossier déterminant. Un courrier du cardiologue mettant en valeur la stabilité de la pathologie, l'absence d'événement récent et la qualité du suivi médical peut orienter favorablement la décision du médecin-conseil de l'assureur.

Quelles garanties d'assurance (DC, PTIA, ITT) en cas de troubles cardiaques ?

Les garanties proposées dans le cadre d'une assurance de prêt avec des maladies cardiaques sont identiques dans leur nature à celles d'un contrat standard. Leur étendue et leurs conditions d'application sont modulées en fonction du profil cardiovasculaire précis de l'emprunteur.

La garantie décès : la couverture centrale et ses conditions

La garantie décès constitue le socle de toute assurance de prêt et représente l'enjeu principal pour les emprunteurs atteints de maladies cardiaques. En raison du risque de mortalité cardiovasculaire potentiellement majoré, cette garantie fait généralement l'objet d'une surprime dont l'importance dépend de la sévérité de la pathologie, de l'âge de l'emprunteur et du profil de risque global. Pour les profils les plus sévères, une période d'exclusion temporaire ou un délai de carence peut être appliqué avant que la garantie décès ne soit pleinement effective.

Les garanties invalidité et incapacité : points de vigilance

Les garanties PTIA, ITT et IPT sont des points de vigilance importants pour un emprunteur présentant des maladies cardiaques. La garantie PTIA est généralement accordée, parfois avec une surprime. La garantie ITT peut faire l'objet d'exclusions ciblées sur les arrêts de travail directement liés à la pathologie cardiaque ou à ses complications. Pour les profils avec une capacité fonctionnelle limitée (stade NYHA III ou IV pour l'insuffisance cardiaque), ces garanties peuvent être plus difficiles à obtenir et nécessiter l'activation de la Convention AERAS.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales garanties, leur objet et les modalités d'application habituelles en présence de maladies cardiaques :

GarantieObjet de la couvertureModalités en cas de pathologie cardiaque
Décès (DC) Remboursement du capital restant dû en cas de décès Accordée avec surprime variable selon sévérité du profil
PTIA Prise en charge en cas de perte totale d'autonomie Accordée, possible surprime ou délai de carence
ITT Indemnisation en cas d'arrêt de travail temporaire Possible exclusion ciblée sur les complications cardiaques
IPT Couverture en cas d'invalidité permanente totale Exclusion partielle ou surprime selon fonction cardiaque résiduelle
IPP Couverture en cas d'invalidité permanente partielle Variable selon le retentissement fonctionnel et professionnel

L'importance de comparer les définitions contractuelles

La comparaison des contrats doit impérativement porter sur la définition précise des garanties, notamment celle de l'ITT et de la PTIA. Pour un emprunteur présentant une insuffisance cardiaque avec capacité fonctionnelle limitée, la définition retenue pour l'ITT - impossibilité d'exercer toute activité ou impossibilité d'exercer sa propre profession - peut avoir des conséquences importantes sur l'indemnisation effective en cas de sinistre cardiovasculaire.

Maladie cardiaque : un frein à la solvabilité ou une opportunité de délégation ?

Face à un profil cardiovasculaire complexe, certains emprunteurs craignent que la pathologie ne compromette leur capacité à obtenir un financement immobilier. Cette crainte, bien que compréhensible, ne reflète pas nécessairement la réalité du marché de l'assurance de prêt actuel.

La distinction entre refus d'assurance et refus de prêt

Un refus d'assurance au niveau du contrat groupe de la banque prêteuse ne signifie pas qu'il est impossible d'obtenir une couverture. La banque est tenue de mentionner l'existence de la Convention AERAS et de la délégation d'assurance comme alternatives. Un refus au premier niveau d'analyse n'est qu'une première étape, et d'autres voies restent accessibles : contrats individuels auprès d'assureurs spécialisés, niveaux d'examen supérieurs via la Convention AERAS, ou garanties de substitution en dernier recours. La distinction entre l'impossibilité d'assurer et l'impossibilité d'emprunter est fondamentale.

La délégation d'assurance comme levier stratégique

La délégation d'assurance permet de choisir librement un contrat auprès d'un assureur externe à la banque prêteuse. Pour un emprunteur présentant des maladies cardiaques, cette liberté contractuelle est particulièrement stratégique : les contrats individuels proposent une évaluation médicale plus fine et personnalisée que les contrats groupe bancaires standardisés. Certains assureurs spécialisés dans les risques cardiovasculaires peuvent proposer des conditions tarifaires et des niveaux de garantie sensiblement plus favorables que ceux obtenus dans le cadre d'un contrat groupe. Ce droit s'exerce à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités.

La renégociation du contrat en cas d'amélioration médicale

Si la situation cardiovasculaire s'améliore après la souscription initiale - amélioration de la fonction ventriculaire sous traitement, sevrage tabagique documenté, normalisation des facteurs de risque - il est possible de renégocier les conditions de l'assurance en changeant de contrat via la délégation d'assurance. Un dossier médical actualisé, attestant de l'amélioration clinique et de la stabilisation du profil cardiovasculaire, peut permettre d'obtenir une réduction de la surprime ou la levée d'exclusions initialement appliquées, réduisant ainsi le coût total du crédit immobilier.

Comment être assuré et obtenir un contrat malgré un risque cardiaque ?

Obtenir une assurance de prêt adaptée malgré un risque cardiaque demande une démarche structurée et méthodique, combinant préparation médicale rigoureuse et connaissance des options disponibles.

Constituer un dossier médical complet et valorisant

La qualité du dossier médical transmis au médecin-conseil conditionne directement la nature de la décision rendue. Il s'agit non seulement de fournir les informations demandées, mais de présenter le profil cardiovasculaire sous son meilleur jour. Les éléments valorisants sont nombreux : une échocardiographie récente avec une FEVG préservée, un bilan lipidique normalisé sous traitement, un électrocardiogramme sans anomalie récente, une attestation du cardiologue confirmant la stabilité de la pathologie et la qualité du suivi, ou encore un sevrage tabagique documenté depuis plusieurs années.

Solliciter plusieurs assureurs pour comparer les offres réelles

Chaque assureur applique sa propre grille d'évaluation des risques cardiovasculaires, et les décisions peuvent varier significativement d'un établissement à l'autre pour un même profil. Solliciter plusieurs assureurs en parallèle via la délégation d'assurance permet de comparer non seulement les tarifs, mais aussi l'étendue des garanties accordées et la nature des exclusions éventuelles. Pour les maladies cardiaques, dont la perception du risque varie selon les modèles actuariels de chaque compagnie, cette mise en concurrence est particulièrement recommandée.

Anticiper les démarches pour optimiser les conditions obtenues

L'instruction d'un dossier cardiovasculaire peut prendre du temps, notamment si le médecin-conseil sollicite des examens complémentaires ou une consultation médicale dédiée. Engager les démarches d'assurance bien en amont de la signature du compromis de vente permet d'éviter toute pression calendaire et d'explorer sereinement l'ensemble des options disponibles. Pour les profils les plus complexes, cette anticipation est d'autant plus importante qu'elle laisse le temps d'activer la Convention AERAS si nécessaire.

Convention AERAS et Loi Lemoine : des solutions pour votre prêt immobilier

Face à un profil cardiovasculaire complexe, deux dispositifs légaux majeurs constituent des leviers essentiels pour accéder à une assurance de prêt immobilier dans des conditions adaptées.

La loi Lemoine : la dispense de questionnaire médical

La loi Lemoine offre une opportunité significative pour les projets immobiliers entrant dans son cadre d'application. Lorsque le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et que le terme du prêt intervient avant le 60e anniversaire de l'assuré, le questionnaire médical est supprimé. Dans ce cas, les maladies cardiaques n'ont pas à être déclarées, aucune surprime ne peut être appliquée pour motif médical et l'assurance est accordée aux conditions standard. Pour les projets immobiliers éligibles, ce dispositif constitue la solution la plus directement favorable, quelle que soit la sévérité de la pathologie cardiovasculaire.

La Convention AERAS : un filet de sécurité pour les dossiers complexes

Pour les prêts dépassant le seuil de la loi Lemoine, la Convention AERAS constitue le recours institutionnel de référence. Elle impose aux assureurs un examen progressif du dossier à trois niveaux d'analyse successifs, garantissant qu'aucune demande ne sera définitivement rejetée sans avoir été examinée de façon approfondie par des médecins-conseils spécialisés. Un mécanisme d'écrêtement des surprimes peut également s'appliquer pour les emprunteurs aux revenus modestes, afin que le coût de l'assurance ne compromette pas la viabilité économique du projet immobilier.

Articuler les deux dispositifs selon sa situation

Loi Lemoine et Convention AERAS sont complémentaires et non exclusifs. Un emprunteur dont le projet immobilier dépasse le seuil Lemoine peut activer la Convention AERAS pour obtenir une couverture dans des conditions acceptables. Si la situation médicale s'améliore ensuite, la délégation d'assurance permet de renégocier le contrat sans frais ni pénalités, pour accéder à des conditions plus avantageuses au fur et à mesure de l'évolution favorable du profil cardiovasculaire.

Trouver la meilleure assurance de prêt immobilier avec BoursedesCrédits

Face à la complexité d'un dossier médical impliquant des maladies cardiaques, s'appuyer sur un expert capable d'analyser l'ensemble du marché et de défendre votre profil auprès des assureurs change concrètement la nature des conditions obtenues.

Une expertise dédiée aux profils cardiovasculaires complexes

BoursedesCrédits dispose d'une connaissance approfondie des dossiers d'assurance emprunteur impliquant des pathologies cardiovasculaires. Ses conseillers maîtrisent les mécanismes de la Convention AERAS, les conditions d'application de la loi Lemoine et les critères d'évaluation propres à chaque assureur partenaire. Cette expertise permet d'orienter chaque emprunteur vers les solutions les mieux adaptées à son profil cardiaque et à sa situation financière, en évitant les démarches infructueuses et les refus évitables.

Une mise en concurrence réelle des offres spécialisées

Plutôt que de se limiter au contrat groupe proposé par la banque prêteuse, BoursedesCrédits analyse en parallèle plusieurs contrats individuels auprès d'assureurs spécialisés dans les risques cardiovasculaires aggravés. Cette mise en concurrence permet d'identifier des couvertures plus compétitives, avec des surprimes maîtrisées et des exclusions moins restrictives, tout en respectant les exigences minimales de l'établissement prêteur. Chaque dossier est traité de façon personnalisée, en tenant compte du type de pathologie cardiaque, de la fonction ventriculaire et du profil de risque global.

Un accompagnement global jusqu'à la signature du contrat

Du premier échange jusqu'à la validation définitive du contrat, BoursedesCrédits assure un suivi continu et réactif. Les conseillers accompagnent l'emprunteur dans la constitution de son dossier médical, l'aident à comprendre les décisions rendues par les assureurs et activent, si nécessaire, les recours disponibles via la Convention AERAS. Cet accompagnement global sécurise chaque étape du parcours et permet de concrétiser sereinement son projet immobilier, même avec des maladies cardiaques.

FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance emprunteur et les maladies cardiaques

Faut-il déclarer toutes les maladies cardiaques dans le questionnaire de santé ?

Oui, toutes les pathologies cardiaques diagnostiquées et suivies médicalement doivent être déclarées, qu'il s'agisse d'un trouble du rythme, d'un antécédent d'infarctus, d'une insuffisance cardiaque ou d'une valvulopathie. La seule exception concerne les prêts éligibles à la dispense de questionnaire médical prévue par la loi Lemoine (capital assuré inférieur ou égal à 200 000 € avec un terme avant 60 ans). Omettre volontairement une pathologie cardiaque diagnostiquée constitue une fausse déclaration susceptible d'entraîner la nullité du contrat.

Un antécédent d'infarctus du myocarde entraîne-t-il systématiquement un refus d'assurance ?

Non. Un antécédent d'infarctus du myocarde, même récent, n'entraîne pas systématiquement un refus d'assurance de prêt. Selon le délai écoulé depuis l'événement, la qualité de la revascularisation, la FEVG résiduelle et le profil de risque global, l'assureur peut proposer une couverture avec surprime et exclusions limitées. Pour les profils plus complexes, la Convention AERAS garantit un réexamen approfondi du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs.

La Convention AERAS peut-elle aider en cas de refus lié à une pathologie cardiaque ?

Oui. Si un premier assureur refuse le dossier ou propose des conditions jugées disproportionnées, la Convention AERAS impose un réexamen à plusieurs niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en cardiologie. Ce mécanisme s'applique à toutes les maladies cardiaques, y compris les formes les plus sévères. Un refus au premier niveau d'analyse n'est donc jamais une réponse définitive et d'autres voies restent accessibles.

La garantie ITT est-elle accessible avec une insuffisance cardiaque ?

Cela dépend du stade fonctionnel de l'insuffisance cardiaque et de la valeur de la FEVG. Pour les formes légères à modérées (stade NYHA I-II) avec une FEVG préservée ou modérément altérée, la garantie ITT peut être accordée avec une exclusion ciblée sur les arrêts de travail liés aux complications cardiaques. Pour les formes sévères (stade NYHA III-IV), l'accès à cette garantie nécessite généralement l'activation de la Convention AERAS et une instruction médicale approfondie.

Peut-on changer d'assurance emprunteur si la situation cardiaque s'améliore ?

Oui, et c'est vivement conseillé. La délégation d'assurance permet de changer de contrat à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités. Si le profil cardiovasculaire s'améliore - amélioration de la FEVG, normalisation des facteurs de risque, absence d'événement cardiaque récent - un dossier médical actualisé peut permettre d'obtenir des conditions tarifaires plus favorables, incluant une réduction de la surprime ou la levée d'exclusions initialement appliquées.

La loi Lemoine s'applique-t-elle aux personnes souffrant de maladies cardiaques sévères ?

Oui, comme pour tout emprunteur, sans distinction de pathologie. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et dont le terme intervient avant les 60 ans de l'assuré. Dans ce cadre, les maladies cardiaques, même sévères, n'ont pas à être déclarées et l'accès à l'assurance se fait dans les mêmes conditions qu'un emprunteur sans antécédent cardiovasculaire.

Quels examens médicaux peuvent être demandés par l'assureur pour une pathologie cardiaque ?

Selon la nature et la sévérité de la pathologie déclarée, l'assureur peut demander des pièces complémentaires : compte-rendu de la dernière échocardiographie avec la valeur de la FEVG, électrocardiogramme récent, bilan lipidique et glycémique, comptes-rendus des hospitalisations pour événements cardiovasculaires, rapport de cardiologie précisant les traitements en cours et le niveau de contrôle de la pathologie, et résultats d'un éventuel test d'effort. Préparer ces documents en amont facilite l'instruction et contribue à une décision favorable.

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